Politique

Un programme culturel perturbé par le Covid-19

Bilan 2021 du programme culturel d’Emmanuel Macron

Par Jean-Christophe Castelain · Le Journal des Arts

Le 14 mai 2021 - 3548 mots

FRANCE

À un an de la fin de son mandat, le président a tenu 48 % de ses engagements, selon l’analyse réalisée par Le Journal des Arts des 18 promesses de campagne du candidat Macron. Des promesses percutées par une crise sanitaire sans précédent.

Emmanuel Macron, Roselyne Bachelot et Stéphane Bern en visite au château de Polignac à l'occasion du lancement de la troisième édition du Loto du Patrimoine, le 18 septembre 2020. © Geroges Gobet / AFP
Emmanuel Macron, Roselyne Bachelot et Stéphane Bern en visite au château de Polignac à l'occasion du lancement de la troisième édition du Loto du Patrimoine, le 18 septembre 2020.
© Georges Gobet / AFP

Si la crise financière de 2007-2008 ou les attentats de 2015 ont pu affecter le mandat des présidents respectifs Nicolas Sarkozy et François Hollande, ces événements n’ont pas eu le caractère de force majeure de la crise sanitaire actuelle. Comment « lancer un Erasmus de la culture pour la circulation des artistes, des commissaires d’exposition et des conservateurs » quand les frontières sont fermées ? Comment « convoquer un sommet des chefs d’État et de gouvernements européens pour affirmer le rôle central de la culture » quand les services de réanimation des hôpitaux sont saturés ? Comment aboutir à ce que « 100 % des enfants [aient] accès à l’éducation artistique et culturelle » quand les portes des écoles sont closes ?

Il n’est donc pas étonnant que la moyenne des taux de réalisation des 18 engagements de campagne (voir tableau p. 19, 20) pris par le candidat Macron dans les domaines du patrimoine, de la création, de la diplomatie culturelle (sur les 29 promesses au total dans le champ culturel) ne soit que de 48 % (1). Reste que, malgré les « gilets jaunes », les mouvements sociaux contre la réforme des retraites, et, depuis mars 2020, le Covid-19, le gouvernement a mis en œuvre quelques-uns de ces engagements tout en gérant de nouvelles priorités.

Covid-19 : un soutien massif

Parmi ces nouvelles priorités, il y a bien sûr le soutien au secteur culturel pendant la crise et la sortie de crise avec le plan de relance (2 milliards d’euros sur deux ans). La France compte sans doute parmi les pays au monde qui ont le plus soutenu ce secteur, soit indirectement à travers des mesures générales (chômage partiel, fonds de solidarité, prêts garanti par l’État), soit directement par des mesures sectorielles (« année blanche » pour les intermittents du spectacle, aides directes du Centre national des arts plastiques…).

Les défaillances d’entreprises (pas seulement celles de la culture) ont même chuté de 40 % en 2020 par rapport à 2019. Il y a certainement des « trous dans la raquette », c’est-à-dire des catégories de professionnels de la culture qui ont été moins aidées que les autres, mais dans l’ensemble ce n’est pas la crise de 1929. « Il n’y a pas eu un seul licenciement dans les librairies », souligne-t-on ainsi à l’Élysée. La France n’est pas les États-Unis où de nombreux musées, dont le Metropolitan Museum of Art à New York, ont dû vendre des œuvres de la collection pour payer les salaires.

Démocratisation culturelle : peut mieux faire

« Mon ennemi, c’est l’assignation à résidence », avait déclaré Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017, voulant faire de la démocratisation culturelle un levier pour faire sortir les gens de leurs ghettos géographique ou social. L’élargissement des horaires des bibliothèques participe de cette émancipation, mais force est de constater que l’élan initial apporté par le rapport Orsenna n’a pas tenu ses promesses faute d’une rallonge budgétaire des crédits DGD (dotation générale de décentralisation) bibliothèques (8 M€ par an), insuffisante au regard du nombre de bibliothèques.

En dépit des moyens alloués, l’ambitieux plan d’Éducation artistique et culturelle (EAC) souffre d’un manque de marqueurs ou d’« objets de la vie quotidienne », les « OVQ » selon la terminologie élyséenne, donnant aux parents le sentiment que leurs enfants bénéficient réellement d’un parcours d’éducation artistique. On note d’ailleurs un glissement sémantique dans ce qui est comptabilisé, du « parcours » d’éducation artistique et culturelle, qui désigne une suite d’actions, à une « action » d’éducation artistique culturelle. Sans précision sur ce qu’est une « action », l’indicateur mis en avant dans les documents budgétaires, aux résultats décevants. Ensuite, il n’est pas compréhensible que les cours d’arts plastiques et de musique, par lesquels devrait naturellement passer un « parcours EAC », ne soient pas intégrés dans le dispositif. Un signe de plus de la difficile collaboration entre le ministère de la Culture et le ministère de l’Éducation nationale.

Outre la création l’an prochain d’un « institut national supérieur de l’éducation artistique et culturelle », qui devrait permettre de mieux matérialiser le programme, tous les espoirs reposent en fait sur le Pass culture, lequel devrait enfin être généralisé dans les prochaines semaines. Il sera accompagné (une nouveauté) d’un « Pass EAC », lancé à l’automne dans les collèges (à partir de la 4e) et lycées, une forme d’apprentissage individuel et collectif du Pass avec un budget plus réduit.

Patrimoine : les effets « Notre-Dame » et « Stéphane Bern »

Les trois engagements concernant le patrimoine sont les plus avancés, avec des taux situés entre 80 % et 90 %. La Mission Patrimoine, gérée par la Fondation du patrimoine, financé par le Loto du patrimoine, le tout parrainé par Stéphane Bern, est incontestablement un engagement de campagne tenu. Ce n’est pas tant la modicité relative des sommes engagées que « la mobilisation citoyenne, l’engouement du public pour cette opération », souligne-t-on à l’Élysée, qui met en avant son fort relais dans la presse régionale. Ce qui en revanche n’était pas prévu, c’est l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont Emmanuel Macron a tout de suite vu la charge symbolique en faisant preuve de volontarisme dans la définition et la stratégie de restauration, un volontarisme aidé par des donateurs en grand nombre et très généreux (833 M€). Dans son sillage, le gouvernement a lancé un « plan cathédrales » de 80 millions d’euros financé par le plan de relance. Il a aussi tranché dans le schéma de restauration du Grand Palais et du Centre Pompidou.

Création : un plan artistes-auteurs au milieu du gué

Si le président ne semble pas manifester une passion folle pour l’architecture (et d’ailleurs son engagement de campagne à cet égard est dépourvu de consistance), le bilan est plus contrasté s’agissant du soutien à la création et aux créateurs. Le rapport Racine avait pourtant bien posé les enjeux de la situation des artistes-auteurs et la plupart de ses recommandations ont été reprises dans le plan d’action de Franck Riester. Sauf que le terrain est miné. La philosophie du rapport et du plan est de mieux organiser la concertation professionnelle pour peser dans les négociations et obtenir des avancées dans la rémunération et l’accès aux droits sociaux des artistes-auteurs. Mais ce principe s’est fracassé sur le mur des querelles corporatistes autour de la question de la représentativité des artistes-auteurs. Le terrain est miné car, malgré des décisions prises dans l’accès aux droits sociaux, le rapport Racine recommande de mener des études sur plusieurs sujets. Or ces études prennent du temps. Terrain miné enfin par le transfert chaotique à l’Urssaf de la gestion des droits sociaux, pénalisant les artistes-auteurs. Ajoutons à cela un rapport enterré sur les résidences d’artistes, une absence de stratégie pour les écoles supérieures d’art et l’incompréhensible retard dans la commande publique de 30 millions d’euros promise par le président il y a un an, autant de raisons pour que se cristallise un « désamour » des artistes-auteurs dont la triste cérémonie des Césars de 2021 a été un révélateur.

Dans le même temps, le numérique est venu révolutionner la consommation de biens culturels et son écosystème, sans que la plus grande partie des artistes-auteurs en prennent la mesure et donc reconnaissent les efforts du gouvernement en la matière. Car il y en a. La France a été en pointe pour faire aboutir la directive européenne sur le droit d’auteur à l’ère numérique. Cela ne se traduit pas encore par de l’argent orienté vers les artistes-auteurs, mais cela arrivera tôt ou tard. Un exemple, le ministère de la Culture a demandé un rapport au professeur de droit privé Tristan Azzi afin d’améliorer l’identification numérique (métadonnées) des auteurs, et ainsi peser dans les négociations avec les Gafa. Plus récemment, la France a été la première à transposer la directive européenne sur les services de médias audiovisuels à la demande (Smad), une ordonnance qui va lui permettre de faire contribuer les Smad (Netflix en particulier) au financement de la production audiovisuelle française, ce dont toute la chaîne va profiter. « Une décision aussi importante que la création du Centre national du cinéma », revendique une proche d’Emmanuel Macron.

Un ministère stratégique ? hum !

Emmanuel Macron avait formulé pas moins de quatre engagements concernant l’administration de la Culture, de l’adaptation du périmètre du ministère à la professionnalisation des nominations, en passant par un meilleur pilotage des opérateurs. En dépit de quelques avancées, le chemin est encore long avant que le ministère ne devienne un ministère stratégique. Pour autant, la professionnalisation des nominations peut être mis à l’actif du bilan. La transition entre les ministres Françoise Nyssen et Franck Riester a pendant quelque temps grippé les nominations, provoquant de longues vacances de poste ou leur occupation par intérim. Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre et le quinquennat a été marqué par un véritable effort dans le respect de la parité, l’arrivée de nouvelles têtes et un certain rajeunissement. Et à l’Élysée on insiste sur le fait que chaque nomination est le fruit d’un long processus de recrutement (sous-entendu, ce n’est pas une décision arbitraire du prince) – pour preuve, « aucune nomination n’a soulevé de polémiques ».

En définitive, la politique culturelle a-t-elle été « une priorité du mandat » ? Oui si l’on prend en compte le contexte du Covid, le soutien financier à la culture, le volontarisme à l’égard de la protection du patrimoine, une stratégie offensive sur la francophonie et une détermination certes peu payante mais réelle sur la démocratisation culturelle. Non si on considère la succession des ministres de la Culture, les rendez-vous ratés avec les artistes-auteurs, un plan bibliothèques racorni et un ministère pas assez stratège. Et pour ne rien arranger, le ministère de la Culture (avant Roselyne Bachelot) et l’Élysée n’ont pas su bien communiquer sur leurs actions (les restitutions au Bénin) ou pas eu de chance (Anselm Kiefer et Pascal Dusapin entrés au Panthéon en plein confinement). Un exemple : la culture ne fait pas partie des six « grands dossiers » mis en avant par l’Élysée sur son site. Le Covid-19, le séparatisme, l’égalité des chances, l’écologie, l’économie et l’Europe sont prioritaires. La culture, ce sont d’abord des symboles.

(1) Dans les éditions précédentes, le taux était exprimé sous la forme d’une note de 1 à 5.

Engagements d’Emmanuel Macron en mai 2017RéalisationRéalisations positives (+), insuffisantes (-), mitigées (+ /-)
Affirmer la politique culturelle comme une priorité du mandat.
La politique culturelle sera portée par le Président de la République, qui veillera à ce que la/le ministre de la culture dispose du temps et des moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce projet.
60 %+ La politique culturelle est une priorité …. parmi bien d’autres.

+ Covid / culture : des plans de soutien et de relance massifs

- Des ratages dans la communication de l’Elysée (Grand débat, visioconférence avec les artistes) et du ministère de la culture (MC) nuisent au message sur la priorité de la culture.

- 3 ministres de la Culture en 4 ans (Nyssen, Riester, Bachelot)
Adapter le périmètre d’action et l’organisation du ministère de la culture et de la communication.
Le ministère devra développer les approches transversales, décloisonner l’action de son administration centrale et renforcer le rôle de ses services déconcentrés. Il devra aussi être en mesure d’animer une politique culturelle globale, en lien avec les actions culturelles de l’État aujourd’hui confiées à d’autres ministères, comme ceux de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports, et des Affaires étrangères.
40 %+ Nouvelle délégation au Ministère de la Culture « transmission, territoires et démocratie culturelle »

+/- Timide mouvement de déconcentration et de décentralisation à la suite des propositions dans le cadre d’Action 2022 et du rapport Bélaval (11/2018) :  Loi ASAP (12/20) et décret du 06/20.

- Le Ministère peine encore à jouer un rôle d’animateur global, notamment à l’international
Améliorer son rôle de concepteur et d’animateur de politiques nationales en renforçant sa coopération avec les collectivités locales, dans une logique de contractualisation et de partenariat50 %+ Les « Pactes culture Etat-Ville 2015-2018 » de Fleur Pellerin n’ont pas été poursuivis, mais de nombreux contrats plus ciblés sont signés : Contrat local d’éducation artistique et culturelle, contrat territoire lecture, contrats de ville …
Inscrire ses relations avec les établissements publics dans une logique réellement stratégique par la fixation des grands objectifs et des priorités communes (exigence artistique, respect de la diversité, parité, accès à la culture, diffusion, numérisation)30 %+ Levier des nominations et lettres de mission.

- Pas de communication sur l’avancée des grands objectifs au global et par opérateur

- Le ministère de la Culture contrôle davantage les opérateurs qu’il n’est une ressource stratégique pour eux
Professionnaliser les nominations afin qu’elles reflètent la diversité de la société : ouverture des recrutements, appels à candidatures, recherche active de talents, recours à des comités chargés de donner leur avis au Gouvernement. La parité doit devenir la règle tant dans l’expertise que dans le choix des dirigeants.70 %+ Des nominations peu contestées, très paritaires et plus diverses.

+/- Moins de vacances de postes depuis 1 an

-  Les lettres de mission des directeurs (s’il y en a) ne sont pas publiées et encore moins évaluées régulièrement
Garantir le financement de la culture
L’effort public en faveur de la culture sera maintenu pendant le quinquennat.
Le développement du mécénat sera conforté. Ces engagements iront de pair avec une exigence accrue d’efficacité. Les politiques publiques en faveur de la culture seront évaluées et le ministre rendra compte de leurs résultats.
80 %+ Les crédits de paiements de la Mission Culture ont augmenté (base réelle) de +2,1 % en 2018 et 1,18 % en 2019 et budgétés en hausse de +2,1 % pour 2020

+ PLF 2021 : + 22,4 % (4,6 % sans le Plan de relance)

+/- Fiscalité du mécénat globalement maintenue

-  Pas assez d’évaluations des politiques publiques
Convoquer un sommet des chefs-d ’Etat et de gouvernements européens pour affirmer le rôle central de la culture pour une Europe durable et arrêter les orientations40 %+ Directive sur le droit d’auteur à l’heure du numérique (2019)

+ Budget Europe Creative 2021-2027 = +51 %

+/- Opportunité en janvier 2022 quand E. Macron prendra la présidence tournante de l’Union Européenne pour 6 mois

- Pas de sommet des chefs-d ’Etat
Lancer un Erasmus de la culture pour la circulation des artistes, des commissaires d'exposition et des conservateurs. Encourager les coproductions et la diffusion d’œuvres en Europe. Proposer en littérature ou en histoire des arts un corpus européen, qui représenterait un socle commun à intégrer dans les programmes nationaux d’éducation.0 %Si le Covid a stoppé net toutes circulations depuis mars 2020, rien n’avait été lancé entre 2017 et 2020.
Promouvoir la francophonie qui est une chance exceptionnelle pour la France : soutien au réseau des institutions culturelles, scolaires et universitaires françaises, encouragement aux coproductions, participation aux salons et festivals francophones.70 %+ Stratégie innovante (discours de mars 2018) et volontarisme dans sa mise en œuvre constituée de très nombreux dispositifs (Campus franco-sénégalais de Dakar, nouvelle Maison des étudiants de la Francophonie à Paris, 540 lycées français homologués dans le monde…)

+ Ouverture partielle de la Cité de la francophonie à Villers-Cotterêts en mars 2022
Regrouper les forces à l’international
L’influence de la France dans le monde passe d’abord par sa langue et sa culture. Or les acteurs du rayonnement culturel de la France à l’étranger sont dispersés et mal coordonnés. La rationalisation de ces dispositifs, qui sera précédée d’une évaluation, sera engagée.
20 %+/- Timide rapprochement entre la Fondation Alliance française et l’Institut français
Encourager les pratiques artistiques et culturelles dès le plus jeune âge 100% des enfants doivent avoir accès à l’éducation artistique et culturelle, contre moins de la moitié aujourd’hui. L’État soutiendra par des appels à projets les initiatives locales d’initiation aux pratiques artistiques collectives (orchestre, chorale, théâtre, danse), de rencontres avec des œuvres ou des artistes, ou de visites de lieux culturels. L’éveil musical sera privilégié dès la maternelle, en s’appuyant sur la recherche, qui montre l’impact de la musique dans le développement cognitif. Les ministres de l’éducation nationale et de la culture recevront du Président de la République des objectifs communs, sur la réalisation desquels ils seront évalués conjointement.40 %+ Plan Nyssen / Blanquer (sept 18).

+ Budget EAC passe de 111 M€ (2017) à 225 M€ (2021)

+ Ouverture en 2021 de l’Institut national supérieur de l’éducation artistique et culturelle (INSEAC)

- Le taux d’élèves ayant bénéficié d’une action d’EAC augmente peu : 70 % (2018) à 75 % (2020) pour un objectif de 100%.
Développer l’accessibilité des établissements culturels et notamment des bibliothèques
Les bibliothèques sont moins ouvertes en France qu’à l’étranger : 41 h par semaine dans les grandes villes, contre 98 h à Copenhague. […]  Des contrats seront passés entre l’État et les collectivités locales pour la prise en charge des dépenses supplémentaires liées à l’ouverture en soirée et le dimanche. L’État inscrira ce projet dans une réflexion sur les missions des bibliothèques, en concertation avec toutes les parties prenantes.
30 %+/- Malgré l’élan du Rapport Orsenna (Fev. 2018), le budget de la DGD Bibliothèque n’a été augmenté que de 10 % en 2018, sans revalorisation depuis. 

- Pas de tableau annuel de l’Observatoire de la lecture sur les horaires des bibliothèques
Créer pour les jeunes un pass culture de 500 €
Les jeunes de 18 ans pourront, via une application personnalisée sur smartphone, accéder aux musées (pour les visites payantes), aux monuments historiques, aux spectacles, aux concerts et au cinéma, et acheter des livres et de la musique. Le Pass sera un encouragement généreux à retrouver le chemin des lieux culturels et une incitation, pour les établissements, à s’adresser spécifiquement aux jeunes en leur proposant une offre adaptée. L'accompagnement des bénéficiaires et la qualité de l’offre seront encouragés.
70 %+ Longue phase de préparation et d’expérimentation, stoppée par le Covid. Généralisation prévue avant l’été 2021

+ Projet d’initiation au pass dans les collèges et lycées à la rentrée 2021

- La bourse est réduite à 300 €

- Son financement est toujours flou
Relancer un programme d’aménagement culturel du territoire
C'est à l’État, en relation avec les collectivités locales et les autres acteurs, à veiller à ce que la culture soit effectivement accessible sur l'ensemble du territoire. Le ministère de la culture s’engagera à ce que ne soit jamais perdu de vue cet objectif et engagera une réflexion critique sur l'efficacité de ses interventions à travers les structures labellisées.
40 %+ Nouveau programme Capitale française de la Culture (Villeurbanne en 2022)

+/- 131 Micro-Folies : un dispositif très médiatisé qui attend un premier bilan sur son efficacité

- Dépérissement du plan « Culture près de chez vous » (avril 2018)

- Pas de réflexion critique sur les structures labellisées
Déployer une stratégie pluriannuelle et partenariale pour le patrimoine qui portera sur les actions de conservation et de restauration et sur les initiatives de médiation auprès du public. Les politiques patrimoniales contribuent à l’aménagement du territoire et à la préservation du cadre de vie. Cette stratégie sera construite en partenariat avec les collectivités locales, acteurs essentiels des politiques d’urbanisme et avec les acteurs privés, les fondations, les entreprises. Le savoir-faire des métiers d’art sera soutenu.80 %+ Le plan de novembre 2017 repose en grand partie sur la Mission patrimoine en péril de Stéphane Bern

+ Plan cathédrales de 80 M€ (2020)

+ Loi de juillet 2019 pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris

+ Sollicitudes pour les métiers d’art
Financer la rénovation et la valorisation du patrimoine en diversifiant les ressources, qu’il s’agisse des crédits du ministère de la culture ou de financements innovants : grand plan d’investissement, mécénat, partenariats publics/privés, tirage spécial du loto affecté à la restauration du patrimoine.90 %+ Création du Loto du patrimoine

+ Budget du patrimoine monumental passe de 332 M€ (2018) à 430 M€ (2021 hors plan de relance)

+ 833 M€ collectés pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame
Faire de l’architecture le symbole d’une nouvelle approche de la politique de l’urbanisme et du cadre de vie
L'architecture de demain, durable, de qualité, adaptée aux territoires et aux usages, devra s’appuyer davantage sur l’excellence des architectes et la sensibilisation des acteurs chargés de la commande publique.
10 %+/- Un discours inspiré (mai 2019), un nouvel intitulé pour la Direction générale des patrimoines et de l’architecture mais peu de mesures concrètes.
Accompagner le parcours des artistes
En concentrant l’effort public sur la création émergente et en ouvrant l’accès aux formations ; en rapprochant les établissements d’enseignement artistique, en renforçant leurs liens avec les grands pôles universitaires et en les ouvrant davantage à l’international ; en développant les lieux de vie et de création pour les artistes (notamment les résidences pour les plasticiens).
40 %+ La mise en œuvre de l’ambitieux plan artistes-auteurs issu du Rapport Racine progresse malgré le blocage sur la représentativité.

+ Covid : > 130 M€ versés aux artistes-auteurs via le Fonds de solidarité et le CNAP (à date)

- Plan sur les résidences d’artistes en panne après l’enterrement du rapport Thuot

- Pas de plan d’ensemble pour les écoles d’art qui en ont pourtant bien besoin.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°567 du 14 mai 2021, avec le titre suivant : Le programme culturel d’Emmanuel Macron perturbé par le Covid-19

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