Mercredi 18 septembre 2019

Politique

Dario Franceschini redevient le ministre italien de la culture

Par Olivier Tosseri (correspondant à Rome) · lejournaldesarts.fr

Le 5 septembre 2019 - 351 mots

ITALIE

L’ancien ministre du Parti Démocrate retrouve son poste après le changement d’alliance du Mouvement 5 étoiles.

Dario Franceschini
Dario Franceschini

Un an après l’avoir quitté, Dario Franceschini va réinvestir le bureau qu’il occupait de 2014 à 2018 au ministère pour les biens et les activités culturels (MIBAC). Un ministère qui reprend dans son périmètre le tourisme que le gouvernement Mouvement 5 étoiles – Ligue avait transféré au ministère de l’agriculture. Un retour qui signe le départ du controversé ministre Alberto Bonisoli pourtant membre du Mouvement 5 étoiles qui appartient à la nouvelle coalition formée avec le Parti Démocrate. Cet été en pleine crise de gouvernement, Bonisoli s’était empressé de signer une série de décrets pour accélérer sa réforme critiquée pour n’être qu’une « contre-réforme de celle de son prédécesseur Franceschini ». Ses points les plus saillants étaient une centralisation accrue, le renforcement du pouvoir du secrétaire général du ministère et une remise en cause de l’autonomie des grands musées à la direction desquels Dario Franceschini avait placé des étrangers. Un affront que beaucoup ne lui avait pas pardonné au sein d’une administration jalouse de ses prébendes a fortiori en période de souverainisme exacerbé.

Dario Franceschini, né en 1958 à Ferrare, est l’unique poids lourd politique du Parti Démocrate au sein du nouvel exécutif. L’occasion de redonner l’importance qu’ils méritent aux thèmes culturels absents du débat public et des programmes des partis. Son dernier passage au MIBAC a laissé le souvenir d’un réformateur activiste souvent plus attentif à la valorisation qu’à la préservation du patrimoine. Outre la nomination de directeurs étrangers pour moderniser les institutions culturelles du pays on lui doit l’adoption d’une série d’incitations fiscales pour favoriser le mécénat et la production audiovisuelles italiennes mais aussi la gratuité des musées le premier dimanche du mois. Autant d’initiatives mises à son crédit qu’il cherchera à préserver. 

Les nouveaux défis ne manquent pas à commencer par le manque de personnel qualifié au sein de MIBAC qui nuit à son action et à sa modernisation. C’est ce que soulignait en juillet dernier un rapport du Conseil supérieur des biens culturels et paysagers. Un document dont devra s’inspirer le nouveau ministre.

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