Unesco

L’UNESCO demande aux forces militaires en Libye d’épargner le patrimoine culturel

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 25 mars 2011 - 313 mots

LIBYE

PARIS [25.03.11] – L’UNESCO appelle la Libye et la coalition militaire à respecter la Convention de La Haye sur les biens culturels en cas de conflit armé. La Libye compte des cités archéologiques, des sites rupestres et une ville traditionnelle inscrits au patrimoine mondial.

La directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a demandé mercredi à la Libye et aux forces armées de la coalition, de respecter la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

Cette convention signée à La Haye en 1954, stipule dans son article 4 que les parties contractantes s'engagent à respecter le patrimoine culturel de leur propre territoire ou celui d’autrui, et à s’abstenir de « tout acte d'hostilité à leur égard ». Il est précisé que les biens culturels, leurs « dispositifs de protection » et leurs « abords immédiats » ne sauraient être utilisés à des fins qui pourraient les exposer à une destruction ou à une détérioration en cas de conflit armé.

Mme Bokova rappelle que la Libye possède plusieurs sites majeurs qui constituent un « legs précieux » autant pour le peuple libyen que pour « l’humanité toute entière ».
La Libye compte cinq sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : des cités antiques et villes traditionnelles ainsi que des sites préhistoires.

La cité archéologique de Cyrène est une ancienne ville grecque, devenue romaine puis rattachée à l’Egypte en 305 ap. J.-C. Leptis Magna est une ville importante de la République de Carthage et présente une architecture unique. Sabratha, elle, située en Tripolitaine (Afrique romaine) fut un comptoir phénicien d’importance pour les produits venus d’Afrique sous l’empire numide de Massinissa avant d’être romanisé au IIIe et IVe siècle. La ville de Ghadamès construite en adobe, est une des plus anciennes oasis fortifiées du Sahara. Enfin, le massif rocheux de Tadrart Acacus abrite des milliers de peintures rupestres, datées de 12 000 av. J.-C. à 100 ap. J.-C.

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La vieille ville de Ghadamès dans le désert libyen - 2007 - Photo Luca Galuzzi / www.galuzzi.it - 2007 - Licence CC BY SA 2.5

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