Vendredi 28 février 2020

People - Restitutions

La nouvelle madame Clooney s’empare de la délicate question du retour des frises du Parthénon

Par Nathalie Eggs · lejournaldesarts.fr

Le 13 octobre 2014 - 441 mots

ATHENES (GRECE) [13.10.14] – Amal Alamuddin, l’avocate et toute nouvelle épouse de l’acteur George Clooney, est en Grèce du 13 au 16 octobre 2014 pour discuter avec le gouvernement grec d’un retour à Athènes des frises du Parthénon, actuellement détenues par le British Museum de Londres.

Le cabinet d’avocats où exerce Amal Alamuddin Clooney avait été sollicité par le gouvernement grec dès 2011 pour les questions de droit relatives à l’éventuel retour à Athènes des frises du Parthénon. L’avocate, accompagnée de Geoffrey Robertson, le directeur de cabinet d’avocats britannique Doughty Street Chambers, a programmé une série d’entretiens durant sa visite à Athènes, entre le 13 et le 16 octobre 2014, en particulier avec le Premier ministre, Antonis Samaras, et le ministre de la Culture, Konstantinos Tasoulas. En février, lors de la présentation de son film Monuments men, George Clooney avait déjà pris position en faveur du retour des frises du Parthénon en Grèce.

L’annonce de cet engagement intervient alors que la délégation grecque de l’Unesco, soutenue par des citoyens grecs, lançait lundi 6 octobre une nouvelle campagne de mobilisation pour le retour à Athènes des frises du Parthénon, actuellement détenues par le British Museum à Londres.

« Le British Museum et la Grande-Bretagne prétendaient jusque-là que la Grèce n’était pas capable d’entretenir les marbres et de les installer correctement. Cet argument ne tient plus », a commenté le président du Musée de l’Acropole, Dimitris Pantermalis. En effet, le musée, conçu par l’architecte Bernard Tschumi et inauguré en 2009, a spécialement prévu une salle pour accueillir les reliefs de la frise du Parthénon.

La Grèce réclame depuis 1983, date d’une campagne lancée par l’actrice, puis ministre de la Culture, Mélina Mercouri, le retour de la frise d’une longueur de 75 mètres, et d’une cariatide provenant de l’Erechthéion, un temple de l’Acropole. Elles avaient été emportées en 1803 par le diplomate britannique Lord Elgin lorsque la Grèce appartenait à l’empire ottoman. Les sculptures connues sous le nom de « Marbres d’Elgin » furent rachetées par le gouvernement britannique en 1816 et confiées au British Museum.

En 2013, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, est personnellement intervenue en faveur d’une médiation entre le Royaume-Uni et la Grèce via le Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels de l’Unesco. Le British Museum, à Londres, qui abrite les frises convoitées, est en théorie indépendant du gouvernement britannique.

Le cabinet d’avocats britannique Doughty Street Chambers est connu pour ses travaux de médiations en droit international. Amal Alamuddin Clooney a notamment représenté le gouvernement cambodgien devant la Cour International de Justice dans le litige qui l’opposait à la Thaïlande concernant le temple Preah Vihear.

Légende photo

Madame Clooney, Amal Alamuddin, et George Clooney - Source flickr - 27 septembre 2014 à Venise - Licence CC BY 2.0

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