Samedi 16 février 2019

Ventes publiques

Le chiffre d’affaires de Christie’s Monde a augmenté de 26 % en 2017

Par Marie Potard · lejournaldesarts.fr

Le 2 février 2018 - 496 mots

LONDRES / ROYAUME-UNI

Christie’s conserve son leadership en 2017 avec une hausse de 26 % de son chiffre d’affaires.

Léonard de Vinci (1452-1519), <em>Salvator Mundi</em> (sauveur du monde), circa 1500, huile sur panneau de noyer, 64,5 x 44,7 cm
Léonard de Vinci (1452-1519), Salvator Mundi (sauveur du monde), circa 1500, huile sur panneau de noyer, 64,5 x 44,7 cm
©Christie’s Images Limited

Christie’s, qui a eu la joie de vendre le Salvator Mundi, de Léonard de Vinci 450,3 millions de dollars en novembre dernier à New York, se frotte les mains. Alors qu’en 2016, pour la deuxième année consécutive, la maison de ventes britannique accusait une baisse de 16 % (5 % en 2015), en 2017, elle peut se vanter d’afficher une progression de 26 % et un produit de ventes global de 5,1 milliards de livres (5,8 milliards d’euros).

Sans le tableau de Léonard, le total tombe à 4,7 milliards de livres, affichant quand même une progression de 17,7 %. Du côté des ventes publiques (hors ventes de gré à gré donc), c’est également une hausse de 38 % qui est enregistrée, totalisant 4,6 milliards de livres sterling (5,4 milliards d’euros). « Nous retrouvons le niveau historique de 2014 à 5,1 milliards de livres, avec une augmentation de 1,1 milliard de livres par rapport à 2016. Notre progression est poussée par des éléments beaucoup plus forts que « l’effet Léonard » car nous sommes leader en parts de marché dans tous les segments d’activité, comparativement à notre concurrent », explique Edouard Boccon-Gibod, directeur général de Christie’s France.

Avec respectivement 60 % et 25 % d’augmentation, l’art impressionniste et moderne d’une part et l’art d’après-guerre et contemporain d’autre part, totalisent chacun 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d’euros). Mais la plus forte progression revient au département de la peinture ancienne avec +137 %, grâce à la vente du Salvator Mundi, œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères. La place de New York bénéficie ainsi de la plus forte progression (+68 %), suivie de Paris (+49 %) grâce à la dispersion d’importantes collections.

La maison de vente de François Pinault a su attirer les œuvres du plus haut segment du marché puisqu’elle a vendu 7 des 10 lots les plus chers dispersés en 2017. Les ventes au dessus d’un million de livres ont progressé de 68 % tandis que le nombre de nouveaux acheteurs à ces niveaux de prix a augmenté de 40 %. « Ceci s’explique surtout par la force des œuvres que l’on propose », commente Edouard Boccon-Gibod. Et parmi les acheteurs d’œuvres à plus d’un million de livres, les asiatiques ont progressé de 63 %.

En revanche, les ventes de gré à gré plongent de 32 %, engrangeant malgré tout 472,4 millions de livres (537,4 millions d’euros). « Cette année, les acheteurs ont clairement privilégié les ventes aux enchères », observe le directeur.

Les ventes sur internet croissent seulement de 2,9 %, passant de 161 millions de livres (151 millions d’euros) à 165,6 millions de livres (194 millions d’euros). Ce sont surtout les ventes « live » (adossées à une vente en salle) qui ralentissent la progression car elles diminuent de 1,3 % à 109,7 millions de livres (128,5 millions d’euros). Quant aux ventes exclusivement sur internet, elles augmentent de 12 % alors même que moins de vacations ont été comptabilisées cette année (85 contre 118 en 2016).
Enfin, Christie’s indique que 31 % de ses acheteurs sont de nouveaux clients, tandis que les trois pôles d’acheteurs sont assez équilibrés : 32 % proviennent des Amériques, 37 % d’Europe et du Moyen-Orient et enfin 31 % d’Asie.

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