Foire

Les nouvelles sections de Frieze New York

Par Capucine Moulas, correspondante à New York · lejournaldesarts.fr

Le 3 mai 2018 - 663 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

Sous une chaleur écrasante, la foire d’art contemporain a ouvert ses portes aux VIP. De nouvelles sections ont été créées.

Frieze New York : des visiteurs devant la galerie Kelly de New York
Frieze New York : des visiteurs devant la galerie Kelly de New York, le 2 mai 2018
Photo Capucine Moulas

Sous le toit éclatant des six gigantesques tentes de la Frieze New York, les collectionneurs, galeristes, artistes et autres « happy few » du monde entier s’éventent à l’aide de leurs guides, en déambulant entre les 195 galeries présentes sur la foire. En cette journée de vernissage, la première de deux jours réservés exclusivement aux VIP, les 2 et 3 mai, les notables de l’art, dont des collectionneurs chevronnés comme le couple Susan et Michael Hort, Martin Margulies ou encore Ron Pizzuti, sont venus nombreux sur l’île habituellement déserte de Randall’s Island, malgré la chaleur étouffante qui s’est abattue sur la ville.

Une section hommage
Pour sa septième édition accessible au public du 4 au 6 mai, la Frieze New York s’est parée de quelques nouveautés, sans toutefois déroger à ses traditionnelles sections : « Frame », dédiée aux solo-shows de galeries montantes, et « Spotlight », réservée aux œuvres d’artistes du XXe siècle. Premier grand changement : Victoria Siddall, directrice des foires Frieze, et Loring Randolph, la nouvelle directrice artistique de New York, ont imaginé un nouvel espace baptisé « For Your Infotainment », en hommage au marchand d’art connu sous l’unique nom de Hudson, décédé en 2014, et à ses deux galeries « Feature Inc. » à New York et Chicago.

Frieze New York vu depuis depuis un ferry mis à disposition lors du vernissage, le 2 mai 2018
Frieze New York vu depuis depuis un ferry mis à disposition lors du vernissage, le 2 mai 2018
Photo Capucine Moulas


La section, nichée dans la partie nord de la foire, remplit à elle seule neuf stands, dont sept sont dédiés à un artiste unique, comme Takashi Murakami présenté par Gagosian, Raymond Pettibon sous la bannière de David Zwirner ou encore l’artiste Dike Blair exposé par Karma. Seule exception, hormis un stand central dédié à la fondation Feature Hudson qui à lui seul présente 14 artistes : la galerie Canada, qui a quant à elle choisi de présenter les œuvres de deux artistes, Jason Fox et Daniel Hesidence. 

« Matthew Higgs, le commissaire de cette section, a fait un travail incroyable », s’enthousiaste David Shaw, artiste et membre du conseil d’administration de la jeune fondation Feature Hudson, à quelques pas de l’une de ses œuvres exposée sur le stand central. « C’est la toute première section à thème qu’accueille la Frieze New York. Matthew a créé et organisé cet espace en six mois à peine. Il a même eu moins de deux mois pour le stand où nous nous tenons, car il a réalisé que les solo-shows seuls ne représentaient pas suffisamment l’esprit de la fondation et des galeries Feature Inc. », défend l’artiste. 

Les sculptures mises à l’honneur
Autre nouveauté de la foire : une section « Live », conçue par Adrienne Edwards, qui présente les installations de huit artistes dispersées à travers les différentes zones de la foire et même à l’extérieur, comme celle d’Adam Pendleton, « Black Dada Flag », un drapeau hissé qui flottera jusqu’au 1er novembre sur la pelouse de l’île. Aperçue dans l’un des nombreux salons VIP de la foire ce 2 mai, l’artiste franco-canadienne Kapwani Kiwanga incarne la dernière grande nouveauté de cette année : le « Frieze Artist Award ». 

Shady de Kapwani Kiwanga installé à l'extérieur des tentes de Frieze New York, le 2 mai 2018
Shady de Kapwani Kiwanga installé à l'extérieur des tentes de Frieze New York, le 2 mai 2018
Photo Capucine Moulas

Ce prix, qui lui a été décerné, récompense un « artiste émergent » et lui permet d’exposer l’une de ses œuvres monumentales sur le site même de Frieze. Cette année, l’installation « Shade », une œuvre architecturale faite de plusieurs panneaux souples et colorés, accueille en plein air les visiteurs de la foire, près de l’entrée nord. D’une manière générale, le galeriste parisien Joseph Tang, qui revient cette année sous les tentes de la Frieze dans la section « Frame » pour exposer l’artiste Julie Béna, constate qu’il y a « davantage de sculptures par rapport à l’an dernier ». Satisfait de cette première journée après « huit mois de préparation », il reste cependant discret sur d’éventuelles offres ou transactions conclues. « Nous avons eu beaucoup de passage », lâche-t-il, en regardant les allées encore encombrées en cette fin de première journée.

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