Foire

Galeristes, une foire très franco-française

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 18 juin 2019 - 427 mots

PARIS

Le salon qui se tiendra en même temps que la Fiac accueille surtout des galeries et des artistes français. 

 Carreau du Temple © Photo Carreau du Temple
Le Carreau du Temple accueillera la foire Galeries en octobre 2019.

La quatrième édition de la foire d’art contemporain Galeristes, qui ouvrira ses portes du 18 au 20 octobre 2019 sous la verrière du Carreau du Temple à Paris, vient de dévoiler la liste de ses participants. Le salon conserve son positionnement de foire en marge des grand-messes de l’art contemporain, et veut attirer les galeries françaises non reçues à la FIAC qui se déroule au même moment.

Sur la quarantaine d’enseignes sélectionnées, 14 ont déjà participé à la manifestation l’an passé, et près de 90 % sont installées dans l’hexagone, où sont francophones, à l’instar de Analix Forever (Suisse) ou de Archiraar Gallery (Bruxelles). 

On retrouve des noms connus et reconnus de la scène parisienne tels que la Galerie La Forest Divonne, la Galerie Christophe Gaillard ou la Galerie Jean Fournier, et des enseignes installées en région comme Provost-Hacker (Lille) ou la Galerie Michel Descours (Lyon). Galeristes attire également des jeunes enseignes comme la Galerie Pauline Pavec et la Galerie ETC, qui ont à peine un an d’existence.
 
A quatre mois de la manifestation, la liste n’est pas encore définitive. Certains candidats sont encore sur la liste d’attente de la FIAC. Galeristes a « gardé des places pour ces galeries, si elles souhaitent venir » souligne le directeur, Stéphane Corréard

Le secteur général conserve sa scénographie intimiste et particulière, composée de racks d’allure industrielle. Nouveauté 2019, la halle est ceinturée de cimaises blanches pour accueillir un nouveau secteur : Anthologie de l’art français. Ce dernier proposera une série de 16 expositions monographiques d’artistes français historiques, des années 1950 à 1980, à l’instar de François Morellet et Bernard Aubertin (Jean Brolly), de Michel Nedjar (Christian Berst) ou de Vera Molnár (Oniris).  Affirmant ainsi la volonté du salon de « répondre à un manque qu’il y a à Paris à ce moment-là, où le public, les galeries et les artistes internationaux sont nombreux et où la scène française est peu représentée » explique le directeur. 

Contrairement à ce qu’avait annoncé Stéphane Corréard, sa galerie, Loeve&Co, est mentionnée parmi les participants. « Plusieurs galeries m’ont sollicité en me disant “si tu ne viens pas en tant que galeriste cela voudrait dire que tu n’as pas confiance en ton propre salon”. Pour l’instant nous ne sommes pas sûrs de participer, car nous avons beaucoup de demandes et nous ne souhaitons pas prendre la place d’une galerie que je serais content d'accueillir » a astucieusement répondu le directeur au Journal des Arts.

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