Dimanche 16 février 2020

Foire

SALON D’ART CONTEMPORAIN

Galeristes, objectif consolidation

Par Stéphane Renault · Le Journal des Arts

Le 29 novembre 2017 - 476 mots

PARIS

Paris. Couronnée d’un joli succès critique et commercial, l’édition 2016 du « premier salon imaginé par des collectionneurs » avait accueilli quelque 7 000 visiteurs.

Galeristes revient au Carreau du Temple les 9 et 10 décembre. En réalité, le salon dure quatre jours. Dès le 7 sont conviés les collectionneurs actifs du premier cercle, soutiens les plus fidèles de chaque galerie. Suit la journée professionnelle, le lendemain. Cette année, 28 galeries, soit deux de plus que l’an passé, ont été sélectionnées par un jury composé essentiellement de collectionneurs. Sont de retour Provost-Hacker (Lille), Urdla (Villeurbanne), Espace à Vendre (Nice), les parisiennes Jean Fournier, Jean Brolly, Da-End, Derouillon, Christophe Gaillard, Loevenbruck, Eva Meyer, Éric Mouchet, Papillon, Catherine Putman, Sator, Semiose. Et onze nouveaux exposants : Analix Forever (Genève), Archiraar (Bruxelles), La Forest Divonne (Paris, Bruxelles), Claire Gastaud (Paris, Clermont-Ferrand), les parisiennes Backslash, Anne-Sarah Bénichou, Éric Dupont, Gabrielle Maubrie, Arnaud Lefebvre, Paris-Beijing et Editions Dilecta. Projet spécial : une invitation à Erró et ses tableaux chinois en lien avec la publication aux Éditions Cercle d’art d’Erró & Mao. Autre artiste associée au salon : Dorothée Selz, invitée à la dernière Biennale de Venise, a réalisé deux sculptures comestibles.
 

Une « exposition de galeries »

Conçue comme une « exposition de galeries » dans une scénographie à partir d’étagères métalliques modulaires pensée par l’architecte Dominique Perrault, la jeune manifestation entend continuer à défendre et valoriser dans leur diversité les enseignes rattachées à la scène artistique française tout en offrant une large visibilité à la création internationale. Le rendez-vous annuel se veut à échelle humaine, propice aux échanges entre collectionneurs, exposants, artistes.

Autre ambition, susciter des vocations, encourager les collectionneurs de demain. À dessein, le salon présente dans un espace spécial une sélection d’œuvres à moins de 1 000 euros (payables en trois fois sans frais). « Nous voulons montrer que collectionner n’est pas lié à la fortune », milite Stéphane Corréard, son fondateur, ancien galeriste et commissaire d’expositions qui a notamment dirigé le Salon de Montrouge de 2009 à 2015. « Il s’agit pour nous de transformer des amateurs d’art en collectionneurs. » Au-delà de la première acquisition d’une œuvre, il souhaite en outre tisser des relations suivies entre public et galeries, dans la durée. « C’est comme un speed dating : si ça se passe mal la première fois, il y a des risques qu’il n’y en ait pas de seconde. La galerie est d’abord un commerce de proximité. La qualité humaine de la rencontre, le temps passé sont déterminants. L’an passé, les gens étaient enchantés et les galeristes ont trouvé beaucoup de compréhension, de respect par rapport à leur engagement. Nous voulons donner l’envie de continuer, créer les conditions d’une prise de contact afin d’inciter le public à aller dans les galeries où poursuivre cette relation. » Un pari qui a su trouver un écho chez les exposants et gagner son public. Reste à transformer l’essai.

 

 

Galeristes,
les 9 et 10 décembre, Carreau du Temple, 4, rue Eugène-Spuller, 75003 Paris.

 

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°490 du 1 décembre 2017, avec le titre suivant : Galeristes, objectif consolidation

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