Mardi 21 septembre 2021

Galerie

Cécile Fakhoury ouvre une galerie avenue Matignon

Par Anne-Cécile Sanchez · lejournaldesarts.fr

Le 8 septembre 2021 - 368 mots

PARIS

La galeriste française installée en Côte d’Ivoire et au Sénégal ouvrira le 21 octobre un espace dans le triangle d’or, à Paris.

Cécile Fakhoury. © Issam Zeljy, 2019
Cécile Fakhoury.
© Issam Zeljy, 2019

Après Emmanuel Perrotin, Mariane Ibrahim, Nathalie Obadia… c’est au tour de Cécile Fakhoury d’annoncer son ouverture avenue Matignon. La galeriste, dont les parents sont marchands d’art moderne près de Drouot, a suivi en 2010 son mari sur le continent africain et lancé son activité en 2012 à Abidjan (Côte d’Ivoire), avant d’ouvrir en 2018 un espace à Dakar (Sénégal), puis un bureau-showroom à Paris dans le quartier latin. 

Présente à la Fiac depuis 2019, Cécile Fakhoury promeut l’art contemporain africain sur la scène internationale tout en s’attachant à développer le marché local. « J’ai créé ma deuxième antenne, à Dakar, pour rééquilibrer mon chiffre d’affaires, car l’essentiel de mes ventes se faisaient à l’étranger, ce qui me semblait regrettable. » 

En 2020, ayant dû retarder l’ouverture d’une nouvelle succursale dans un pays africain anglophone, elle observe avec intérêt la dynamique parisienne et se met en quête d’un local. « Le quartier Matignon m’a plu par sa densité et parce qu’on voit bien qu’une nouvelle histoire est en train de s’y écrire, sur des bases anciennes ». La proximité de sa galerie avec celle de sa consœur Mariane Ibrahim, qui présente les artistes de la diaspora africaine, est, assure-t-elle, une simple coïncidence. 

À Abidjan, Cécile Fakhoury occupe un bâtiment indépendant au milieu d’un jardin, vaste espace qui se double d’un Project Space dédié aux jeunes talents. À Paris, elle doit se contenter pour l’heure d’un peu moins de 100 mètres carrés. Mais les deux niveaux de sa galerie, à l’angle de la rue du Faubourg Saint Honoré et de l’avenue Matignon, offrent aux artistes qu’elle présente une visibilité et une légitimité accrues.

Les œuvres de certains d’entre eux, comme Ouattara Watts, Jems Koko Bi, Cheikh Ndiaye ou encore le photographe François-Xavier Gbré, sont présentes dans de grandes collections publiques et privées. L’exposition inaugurale s’efforcera cependant de montrer l’amplitude du spectre de la galerie, des artistes émergents aux plus établis. Par la suite, la programmation se concentrera sur des expositions personnelles, dans la lignée du travail de fond que Cécile Fakhoury mène depuis près de dix ans. 
 

Thématiques

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque