Dimanche 16 décembre 2018

Photographie

Les Rencontres d’Arles 2017 s’appuient plus que jamais sur les musées et galeries

Par Christine Coste · lejournaldesarts.fr

Le 28 mars 2017 - 550 mots

ARLES (PACA) [28.03.17] - Les Rencontres d’Arles édition 2017 s’affirment comme la plateforme de tous les acteurs de la photographie. En témoigne la proportion importante d’institutions, de galeries françaises ou internationales producteurs ou coproducteurs d’expositions.

Le profil de Sam Stourdzé, ancien directeur du Musée de l’Elysée à Lausanne n’est certainement pas étranger à l’évolution qui, depuis son arrivée à la direction des Rencontres d’Arles il y a trois ans, voit la montée en puissance dans la programmation des institutions et galeries françaises ou internationales. Comparée à la dernière édition 2014 signée François Hébel, la proportion est passée de 25 % à 75 % pour un nombre d’expositions ayant diminué de 39 à 32.

Simon Baker, responsable de la photo de la Tate Modern, propose ainsi avec la collaboration de Tomo Kosuga la première rétrospective en Europe de Masahisa Fukase.

La notoriété du festival sur le plan international n’est pas davantage étrangère à ces participations ni à celle de l’inscription dans la programmation 2017 d’une grande exposition consacrée à la scène colombienne dans le cadre de l’année France Colombie. Avec Paris Photo, la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles s’affirme plus que jamais comme l’autre grand rendez-vous international annuel des professionnels. Les deux institutions souhaiteraient d’ailleurs s’associer autour d’un projet commun mais non encore défini.

Aux côtés du Centre Pompidou et de la Bibliothèque nationale de France, producteurs habituels d’expositions à Arles, du Jeu de Paume, de la Fondation Mapfré, du Musée de l’Elysée ou de la Fotostiftung Schwiez de Wintherthur (Suisse) qui reviennent en 2017, on relève la présence pour la première fois de la Fondation Jean Dubuffet, du BAL, du Musée national de l’Histoire de l’Immigration, et du Fotomuseum Den Haag (le musée de la photographie de la Haye). A cette liste d’institutions variable d’une année sur l’autre, pourrait s’ajouter l’année prochaine le Palais de Tokyo.

La programmation hors les murs relancée depuis l’an dernier s’élargit à l’Hôtel des Arts à Toulon avec le travail de Mathieu Pernot sur les Gitans à la fois en ces lieux mais aussi à Arles tandis que le Frac Paca programme Marie Bovo à Marseille et à Arles. Le Carré d’Art à Nîmes et la Collection Lambert poursuivent quant à eux leur inscription dans la programmation des Rencontres.

L’augmentation de 30 % des subventions allouées au budget du festival par la région Paca, passant ainsi de 380 000 à 500 000 euros, consolide ce mouvement.

La montée en puissance dans cette 48e édition des galeries tant en soutien à une exposition ou en tant que producteurs constitue l’autre importante évolution notable. Si des enseignes telles qu’Howard Greenberg ou Hamiltons sont en passe de devenir des habitués du festival, si la galerie Silk Road de Téhéran associée à la photographe Newsha Tavakolian signe de son côté la grande exposition sur la photographie iranienne, le nombre de galeries (200) qui ont présenté un projet parmi les dix retenues pour le Prix Découverte nouvelle formule a dépassé largement les attentes de Sam Stourdzé.

Parmi les galeries françaises retenues pour leur artiste, citons Françoise Paviot avec Juliette Agnel, Le 247 avec Carlos Ayesta & Guillaume Bression, In Situ avec Constance Nouvel. Le prix doté de 20 000 euros correspondra à la valeur de l’achat d’œuvres du lauréat qui viendra alimenter la collection des Rencontres déposée au Musée Réattu.

Légende photo

Les Rencontres de la photographie, Arles © Photo Matt Frenot

Thématiques

Tous les articles dans Création

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque