Photographie

Les Rencontres d’Arles 2018 sans (ou presque) le Parc des Ateliers

Par Christine Coste · lejournaldesarts.fr

Le 22 mars 2018 - 393 mots

ARLES

Les Rencontres doivent de plus en plus composer avec une diminution des surfaces que la Fondation Luma veut bien lui donner.

Pia Rondé & Fabien Saleil, Humeur Vitrée, 2016
Pia Rondé & Fabien Saleil, Humeur Vitrée, 2016

L’édition 2017 des Rencontres d’Arles s’était conclue sur un chiffre record de fréquentation de 125 000 visiteurs soit plus de 20 % par rapport à 2016, permettant un accroissement des recettes propres du festival dont le budget est passé pour la première fois au-dessus des 7 millions. 

Le festival dirigé par Sam Stourdzé poursuit cette année ses développements sur divers fronts. A commencer par la programmation 2018 centrée sur l’année 1968 et des 60 ans de l’ouvrage mythique Les Américains de Robert Frank aux éditions Delpire.

La cartographie des espaces d’accueil des expositions connaît de son côté une profonde mutation puisque le Parc des Ateliers, propriété de la Luma Foundation, n’accueille cette année que deux expositions contre dix-sept l’an dernier. Une situation qui traduit le souhait de Maja Hoffmann de différencier de plus en plus la programmation de sa fondation de celle des Rencontres, à quelques mois de l’inauguration de la tour conçu par Frank Gehry. 

La programmation de la Luma Foundation, bien que figurant dans le programme associé des Rencontres, se distingue d’ailleurs nettement par ses choix et ses moyens. Pas moins de six artistes exposés dont Gilbert & Georges auxquels la fondation consacre une rétrospective conçue par Hans Ulrich Obrist et Daniel Birnbaum.

Si de nouveaux espaces ont été trouvés par la manifestation en centre-ville ou des surfaces supplémentaires dégagées dans des lieux déjà investis l’an dernier, elle est de plus confrontée à l’incertitude d’une année sur l’autre de la gestion de ses espaces. 

Parmi les nouveaux partenaires, se distingue la carte blanche donnée au Palais de Tokyo sur deux ans. La chapelle de la Madeleine, nouveau lieu d’exposition, accueille un ensemble d’œuvres inédits du duo d’artistes Pia Rondé & Fabien Saleil. L’Opéra national de Paris, autre nouveau venu, s’installe à l’église Sainte-Blaise avec 3e scène, plateforme de créations réunissant cinéastes, plasticiens, écrivains ou illustrateurs. 

Pour la première fois un jury est sollicité pour l’attribution du Prix Découverte, dont la récompense est ramenée de 20 000 à 15 000 euros tandis que le public est appelé à désigner son lauréat qui se verra proposer une acquisition d’œuvre pour une valeur 5 000 euros. La nouvellement créée bourse de recherche « curatoriale » est, elle, dotée de 20 000 euros. 
 

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