Politique

Theresa May veut organiser une « British Pride » post Brexit

Par Jérémie Glaize · lejournaldesarts.fr

Le 3 octobre 2018 - 421 mots

BIRMIMGHAM / ROYAUME-UNI

Elle veut créer un festival en 2022 qui célébrerait les talents britanniques dans divers domaines dont la culture, doté de 135 M€.

Theresa May en 2017 lors du conférence à la Lancaster House
Theresa May en 2017 lors du conférence à la Lancaster House

A l’occasion du congrès annuel du Parti conservateur qui a eu lieu cette année à Birmingham du 30 septembre au 3 octobre, Theresa May a annoncé vouloir organiser, en janvier 2022, un grand « festival de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord ».  Doté d’un budget de 120 millions de livres (135 millions d’euros), il présenterait les meilleurs talents britanniques dans les domaines des technologies, du sport et de la culture.  « Nous souhaitons capturer cet esprit pour la nouvelle génération, célébrer la diversité et le talent de notre nation et marquer ce moment de renaissance nationale avec une célébration inoubliable » a déclaré Theresa May.

Cette annonce intervient alors que la première ministre britannique a essuyé, il y a une dizaine de jours, un refus de la part des dirigeants de l’UE pour ses propositions et son plan concernant le Brexit, et qu’elle est sérieusement contestée par l’ancien ministre Boris Johnson. 

La première ministre, a indiqué que cet événement ne manquerait pas de générer des milliards de livres de bénéfices pour l’économie britannique, à l’image des Jeux Olympiques de Londres en 2012, qui auraient, selon le gouvernement britannique, permis d’apporter près de 28 milliards d’investissement dans l’économie. 

Le choix de 2022 concorderait avec l’anniversaire ou la date de plusieurs événements : le jubilé de platine de la Reine Elizabeth II, qui fêtera ses 70 ans de règne, la XXIIe édition des Jeux du Commonwealth, qui se dérouleront à Birmingham ; mais aussi et surtout les prochaines élections générales, prévues pour 2022.

Le festival s’inspirerait de la première Exposition Universelle de 1851 mais aussi du Festival of Britain, organisé en 1951, qui avait pour but - au sortir de la guerre, de célébrer le talent britannique, de ressouder la société, d’insuffler un élan d’optimisme et qui avait réuni des millions de personnes durant de nombreuses manifestations et événements culturels à travers le pays.

Alors que les acteurs du secteur artistique mais également les députés s’inquiétaient, ces derniers mois, de l’impact que le Brexit pourrait avoir sur la culture, les réactions sarcastiques et les critiques n’ont pas manqué d’affluer suite à cette annonce. « Le Festival of Britain de 1951, à l’initiative du gouvernement travailliste, marquait une ère nouvelle de croissance économique et de coopération internationale. L’opposé de ce vers quoi le gouvernement Tory nous emmène », a commenté sur Twitter David Lammy, membre travailliste du Parlement depuis 2000.
 

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