Politique - Société

A Paris, les élus demandent au gouvernement de faire cesser la location du Louvre par Airbnb

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 4 octobre 2019 - 338 mots

PARIS

Les élus réunis en Conseil de Paris ont demandé jeudi au gouvernement de faire cesser la location du musée du Louvre par la plateforme de locations Airbnb qui, selon eux, ne respecte pas la législation française.

La mini pyramide éphémère installée sous la « Grande » pyramide © Photo Julian Abrams
La mini pyramide éphémère installée sous la « Grande » pyramide
© Photo Julian Abrams
Courtesy Airbnb

Dans le cadre d'un accord pour célébrer le trentième anniversaire de la Pyramide du Louvre, la plateforme américaine y a organisé un concert le 13 septembre. En mai, Airbnb avait invité le gagnant d'un jeu à passer toute une nuit dans une suite aménagée sous la Pyramide. Et "d'ici décembre, il y aura trois événements, au cours desquels deux groupes de 15 personnes pourront visiter le Louvre un mardi, jour de fermeture hebdomadaire du musée qui sera privatisé pour l'occasion", a indiqué à l'AFP Airbnb.

"Airbnb ne respecte pas la loi. Nous demandons que le gouvernement intervienne et fasse cesser le partenariat", a plaidé le chef de file du groupe communiste Nicolas Bonnet-Oulaldj devant les élus du Conseil de Paris. Dans un vote, ces derniers ont demandé au "gouvernement d'intervenir auprès du Musée du Louvre" pour "faire cesser immédiatement (les) partenariats commerciaux utilisant le patrimoine public au bénéfice d'Airbnb". Pour l'adjoint (PCF) à la maire de Paris en charge du Logement, Ian Brossat, ces opérations ont un "impact négatif", et font la part belle à la multinationale américaine qui "méprise notre propre législation nationale" en faisant de "l'optimisation fiscale", et en continuant à "publier des milliers d'annonces sans numéro d'enregistrement obligatoires".

Dans un courrier adressé le 10 septembre au ministre de la Culture Franck Riester, et resté sans réponse selon la Ville de Paris, Ian Brossat avait estimé que laisser faire ce type d'opérations promotionnelles relevait d'"un geste politique à la fois désastreux et choquant".

Interrogé par l'AFP, Airbnb s'est interrogée "sur les motifs de cette démarche, qui intervient sept mois après le lancement de ce partenariat particulièrement médiatisé, alors que ce dernier touche à sa fin" et qu'il participe, selon la plateforme, "au rayonnement de Paris dans le monde entier".

Cet article a été publié par l'AFP le 3 octobre 2019.

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