Archéologie

A Villers-Cotterêts, les archéologues mettent au jour le jeu de paume de François Ier

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 25 février 2021 - 344 mots

VILLERS-COTTERÊTS

Les archéologues ont mis au jour plusieurs éléments clés du passé du château de Villers-Cotterêts, dont l'espace du jeu de paume installé par son fondateur, le roi François Ier.

Vue générale de la fouille du château de Villers-Cotterêts. © Denis Gliksman/Inrap
Vue générale de la fouille du château de Villers-Cotterêts.
© Denis Gliksman / Inrap

Les équipes de l'Institut national de recherches archéologiques (INRAP) travaillent depuis 2019 sur ce site, situé à moins d'une centaine de kilomètres au nord-est de Paris « Il est très rare de pouvoir fouiller tout l'ensemble d'un château », a souligné Bénédicte Guillot, responsable de recherches à l'INRAP, dans une conférence de presse présentant les résultats des deux dernières campagnes de fouilles, à l'été 2020 et l'hiver 2021.

Les précédentes ont mis au jour les fondations d'un château médiéval, la « Malmaison », dont les restes ont servi d'appui, et de source de matériaux pour la résidence royale dressée sur ordre de François Ier et achevée en 1540. Il y signera, un an avant, l'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui impose l'usage de la langue française à la place du latin pour tous les actes officiels de l'administration et de la justice.

C'est fort de cet héritage que le château deviendra l'an prochain la Cité internationale de la langue française. Ses visiteurs pourront alors y admirer, sous une verrière, les restes du jeu de paume, ancêtre de l'actuel jeu de tennis, que prisait François Ier, et les nobles gentilshommes de son temps. Son emplacement, dans la cour du château et non en périphérie comme dans d'autres demeures, « était assez atypique, au cœur du logis royal », a expliqué Aurélie Raffin, de l'équipe de recherche de l'INRAP.

L'espace, d'une taille un peu inférieure à deux cours de tennis, était partiellement ceinturé d'un espace permettant aux spectateurs d'admirer les prouesses des joueurs. Ce qui a donné l'expression : « épater la galerie »... Les fouilles, qui se poursuivront dans les mois qui viennent, ont aussi révélé des éléments plus récents du bâtiment, comme un système de salle de bains du duc d'Orléans datant du 18e siècle, où des objets datant du 19e quand la château devient un dépôt de mendicité, avant d'accueillir une maison de retraite.

Cet article a été publié par l'AFP le 24 février 2021.

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