Antiquaire - Biennale

Le Syndicat des antiquaires vend son siège social

Par Marie Potard · lejournaldesarts.fr

Le 11 juillet 2019 - 397 mots

PARIS

Vente du siège, changement de nom du syndicat, externalisation de la Biennale, le président du SNA lance les grandes manœuvres.

Le boulevard Malesherbes, où se situe le siège du Syndicat national des antiquaires (n°17). © Photo Mbzt, 2011
Le boulevard Malesherbes à Paris, où se situe le siège du Syndicat national des antiquaires (n°17).
© Mbzt

Le SNA réuni en mardi dernier en assemblée générale extraordinaire (AGE) s’est prononcé en faveur de la vente de son siège situé dans un appartement de type haussmannien de 300 m2 au 17, boulevard Malesherbes dans le 8e arrondissement de Paris. 

Il y a un mois de cela, lors de son assemblée générale annuelle, le syndicat des antiquaires avait déjà soumis cette proposition au vote mais le quorum n’avait pas été atteint. Le 9 juillet, ils étaient une centaine de votants. 70 % d’entre eux ont accepté la vente.

« Nous allons pouvoir nous mettre en quête d’un nouvel espace et nous moderniser. Cet appartement n’est plus aux normes de sécurité - notamment pour l’accueil des conférences qui y sont données. Le côté opulent et fermé, nous n’en voulons plus. Nous souhaitons quelque chose de beaucoup plus actuel et connecté », a commenté Mathias Ary Jan, le président du SNA. Il a confié vouloir trouver un nouveau local qui soit plus proche d’un quartier d’antiquaires, peut-être au sein du Carré Rive Gauche.

Ces locaux pourraient se vendre entre 3 et 5 millions d’euros, de quoi renflouer les caisses du syndicat. La rumeur selon laquelle il n’aurait plus d’argent court depuis longtemps. « C’est bien pour ça qu’il vend l’appartement », lance un acteur du marché. En septembre 2017, le SNA accusait un trou de 2,3 millions d’euros. 

Le Président a également indiqué vouloir, dans un avenir proche, rebaptiser le syndicat. « Ce nom - Syndicat national des antiquaires - n’est plus adapté et ne reflète pas la réalité. Il y a de moins en moins d’antiquaires alors certains de nos membres ne se reconnaissent pas derrière ce nom. Qui plus est, certains ne sont pas français ».

Autre souhait de Mathias Ary Jan et non des moindres : « Je pense que c’est un organisme indépendant qui devrait organiser la Biennale. Il faut mettre fin à la guerre des mandatures et à la politique de la terre brûlée. Les trois dernières présidences nous ont coûté au moins 25 exposants. Quel dommage qu’à Paris, nous soyons incapables de réfléchir à un projet commun ».

Ces différents points devraient être débattus lors des prochaines réunions du syndicat tandis qu’à l’automne, il procédera au renouvellement de son conseil d’administration.
 

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