Dimanche 17 novembre 2019

Ventes publiques

De Baecque rachète la maison de ventes Leclere

Par Marie Potard · lejournaldesarts.fr

Le 4 novembre 2019 - 504 mots

MARSEILLE

Mis en liquidation judiciaire le 2 septembre dernier, Leclere est finalement repris par l’opérateur basé à Lyon.

Etienne de Baecque © Photo D.R.
Etienne de Baecque
© Photo D.R., 2017

Le 26 août dernier, Damien Leclere - à la tête de la maison de vente établie à Marseille et Paris - déposait son bilan, reconnaissant ainsi ne plus pouvoir faire face aux dépenses immédiates compte tenu de sa trésorerie. Très vite, le tribunal de commerce de Marseille avait jugé que son redressement économique était manifestement impossible - au regard d’un passif de plus de 5 millions d’euros (pour un chiffre d’affaires de 4,6 millions en 2017) et avait ordonné l’ouverture d’une procédure de liquidation venant clore l'activité de l’entreprise dans un jugement en date du 2 septembre.

Mais contre toute attente, la maison de ventes De Baecque (de Baecque - d’Ouince - Sarrau) -  implantée à Lyon mais aussi à Drouot depuis le rachat d’Enchères Rive Gauche en 2014 - a décidé de reprendre l’activité de Leclere - Maison de ventes. « Ce rachat était une opportunité », a confié au JdA Etienne de Baecque, commissaire-priseur.

Si la liquidation judiciaire marque l’impossibilité pour une entreprise de se rétablir compte tenu de ses dettes, cela ne veut pas forcément dire qu’elle n'est pas viable économiquement. Le succès de Leclere à Marseille, jusqu’à ses récentes difficultés - non encore expliquées – peut en témoigner.

Le sort des 16 salariés n’est pas encore déterminé. 

MISE A JOUR DU 5 novembre 2019 - 10h15

Le périmètre de la reprise de Leclere par de Baecque 

C’est à la suite d’un appel d’offre de « reprise du fonds de commerce » que la maison de Baecque et associés s’est manifestée – elle qui cherchait à s’agrandir depuis un ou deux ans. La date limite de dépôt des offres était le 8 octobre. Le 22 octobre, le tribunal de commerce de Marseille a attribué officiellement le fonds de commerce à de Baecque. L’hôtel des ventes marseillais, fermé depuis le mois de juillet, a donc pu ouvrir à nouveau ses portes, le 4 novembre. 

Il ne s’agit pas d’un rachat d’entreprise au sens premier du terme - celle-ci étant en liquidation judiciaire, il n’y a pas continuité de la personne morale c’est-à-dire que le lien juridique entre l’activité que va développer de Baecque et l’activité ancienne est rompu. La société de Baecque reprend uniquement l’actif et non le passif. « Nous ne reprenons ni les dettes, ni les contrats en cours et tous les mandats de ventes sont caducs. C’est un point important car vu l’importance des dettes, il aurait été impossible de reprendre l’entreprise en entier », commente Etienne de Baecque. Le commissaire-priseur ne reprend donc que l’outil de travail c’est-à-dire le fichier, le site internet, les locaux, la marque…  Les 16 anciens salariés de Leclere ont tous été licenciés, seuls 3 anciens ont été recrutés par de Baecque, avec un nouveau contrat de travail.

Pour l’heure, une structure est en train d’être créée, qui se dénommera De Baecque Marseille et qui sera une filiale de De Baecque et associés Paris - Lyon.

Marie Potard
 

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