Art contemporain - Disparition

Disparition du sculpteur Alain Kirili

Par Marion Pedram · lejournaldesarts.fr

Le 25 mai 2021 - 371 mots

NEW YORK / ÉTATS-UNIS

Le sculpteur abstrait influencé par le minimalisme, qui s’était installé aux États-Unis est décédé à New York à l’âge de 74 ans.

Alain Kirili dans son atelier parisien en septembre 2003. © François Guillot / AFP
Alain Kirili dans son atelier parisien en septembre 2003.
© François Guillot / AFP

L’artiste franco-américain est décédé mercredi 19 mai à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Ses sculptures à la croisée du minimalisme et de l’expressionisme abstrait sont dans les collections des plus grands musées et ornent même l’espace public, des Jardins des Tuileries à Paris aux rues de Grenoble.

Né à Paris en 1946, Alain Kirili a 19 ans quand il découvre les sculptures de David Smith au Musée Rodin ce qui l’incite à se rendre aux États-Unis. Plus tard, en 1979 il s’y installera définitivement. 

Il se consacre à la pratique de la sculpture, caractérisée à ses débuts par un usage répété du fer forgé et une recherche de la verticalité. Ses œuvres se dressent vers le ciel, longilignes, influencées par son attrait pour le travail de Newman et Giacometti. Au cours de sa carrière, il mélange progressivement les matières, travaillant la terre, le marbre ou la pierre. En parallèle de la sculpture, il développe sa pratique du dessin, réalisant une œuvre énergique, impulsive, influencé par ses cours de calligraphie suivis à Paris auprès du peintre coréen Lee Ungno

Régulièrement exposé par la galeriste Ileana Sonnabend dès 1972, qui l’introduit sur la scène artistique new-yorkaise, il participe en 1977 à la Documenta 6 de Kassel avant d’être sollicité à plusieurs reprises pour des commandes publiques en France. En 1985, il crée pour le ministère de la Culture Grand commandement blanc, qui est installé dans les Jardins des Tuileries. En 2011, il répond à une commande de la Ville de Grenoble et confectionne une série d’imposantes sculptures en pierre de Bourgogne, trônant dans le Parc du Mistral. 

Entré dans les collections de grands musées d’art contemporain dont le MoMA, le Centre Pompidou, l’Institut d’Art Moderne de Valence, il expose entre les États-Unis et l’Europe, notamment chez Templon, Maeght, Pièce Unique, Hionas Gallery et Susan Inglett Gallery.

Il était marié avec la photographe Ariane Lopez-Huici avec qui il avait exposé en 2014 au Musée des beaux-arts de Caen.

Il est nommé en décembre 2020 Chevalier de la Légion d’honneur.

Cet article a été publié le 24 mai 2021 à 16h55 
 

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