Ecole d'art

A Montpellier, une fronde étudiante en soutien à Nicolas Bourriaud

Par Anne-Cécile Sanchez · lejournaldesarts.fr

Le 17 mars 2021 - 371 mots

MONTPELLIER

L’actuel directeur du MO.CO ne ferait pas partie des deux candidats en lice. L’un deux ne plaît pas du tout aux étudiants.

Nicolas Bourriaud lors du vernissage de l'événement « 100 artistes dans la ville » à Montpellier, été 2019. © Marc Domage / MO.CO
Nicolas Bourriaud lors du vernissage de l'événement « 100 artistes dans la ville » à Montpellier, été 2019.
© Marc Domage / MO.CO

Dans une lettre ouverte adressée à l’ensemble des journaux de la presse artistique, les étudiants des Beaux-Arts de Montpellier dénoncent la procédure mise en place afin d’élire le futur directeur général de l’EPCC MO.CO , alors que deux postulants restent en lice : Numa Hambursin et Ashok Adicéam. « Pour nous c’est le choc, la détresse et la colère », résume leur texte.  

Déplorant le fait que la candidature de Nicolas Bourriaud, l’actuel directeur de l’établissement, ait été écartée, ils renouvellent leur adhésion au projet qu’il portait tout en émettant des réserves très énergiques sur celui de son concurrent Numa Hambursin, ex-directeur artistique du carré Sainte Anne de 2011 à 2017. 

Jugeant le projet de Numa Hambursin « indigent », les signataires regrettent que son contenu privilégie la dimension économique au détriment de la vision artistique et prennent publiquement position contre. 

Rappelons que le conflit remonte à septembre dernier, lorsque le nouveau maire de Montpellier, Michael Delafosse, avait reproché à Nicolas Bourriaud d’avoir engagé pour l’Hôtel des Collections des dépenses de communication « pharaoniques » ainsi que d’avoir créé un déficit « dès la première année, de 200 000 euros ». Une affaire, selon les signataires de cette lettre ouverte, politique. 

« Nous sommes 161 étudiants (c'est-à-dire la totalité) à rejeter la candidature de Numa Hambursin », précise la tribune des élèves des Beaux-Arts. Soutenu selon eux par le maire de Montpellier, dont il est « proche », le candidat favori se trouve donc en butte à une véritable fronde.

Celle-ci pourrait se traduire le 23 mars par une action devant le Conseil de Montpellier Méditerranée Métropole, où doit se dérouler le Conseil d’administration du MO.CO. Au-delà de leur représentation à cette assemblée, les étudiants entendent en effet manifester « haut et fort » leur opinion. « La mairie, écrivent-ils, se positionne actuellement contre la culture et contre la jeunesse ». En tout cas, contre le fan club de Nicolas Bourriaud. Reste à savoir si cette insurrection trouvera des relais médiatiques au sein de la sphère culturelle . 

 

Cet article a été publié le 17mars 2021 à 18h

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