Mardi 18 décembre 2018

Vol

Des œuvres d’art volées découvertes chez un brocanteur dans le Lot-et-Garonne

Par Marine Vazzoler · lejournaldesarts.fr

Le 24 mars 2017 - 341 mots

VILLENEUVE-SUR-LOT (LOT-ET-GARONNE) [24.03.17] – Un brocanteur a été placé en garde à vue après la découverte de plusieurs œuvres d’art volées dans sa boutique de Villeneuve-sur-Lot. Parmi elles, deux tableaux de Max Jacob dérobés chez un galeriste parisien en janvier 2016.

Un brocanteur villeneuvois, inconnu des services de police, a été mis en examen mercredi 15 mars après la perquisition de sa boutique. De nombreuses œuvres d’art déclarées volées y ont été retrouvées. A l’origine de l’identification du brocanteur, un plat chinois du XVIIe siècle.

C’est un concours de circonstances assez inattendu qui a permis à l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) de remonter jusqu’à ce brocanteur de 64 ans. En janvier dernier, un collectionneur hollandais avait fait l’acquisition à Béziers, d’un plat chinois datant du XVIIe siècle. Satisfait de cet achat, l’homme avait envoyé une photographie de l’objet à une amie antiquaire parisienne. Or, selon des informations rapportées par Sud Ouest, c’est à cette antiquaire même que le petit plat avait été dérobé en février 2016.

Mais dans cette photographie envoyée à son amie, l’acquéreur du petit plat, aurait également enregistré en arrière-plan la voiture du brocanteur, laissant apparaître sa plaque d’immatriculation ainsi que, dans le coffre ouvert du véhicule, une statue de Vierge à l’enfant dérobée dans une église en novembre 2016. Tous ces éléments ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au brocanteur villeneuvois.

En perquisitionnant le 15 mars, l’OCBC a découvert nombre d’autres pièces déclarées volées dont un encrier Louis XV qui avait été subtilisé chez un antiquaire parisien il y a tout juste un an. Les policiers découvrent également deux tableaux de Max Jacob dérobés en janvier 2016…

Si le brocanteur affirme n’avoir jamais rien su de l’origine frauduleuse de ces œuvres d’art, l’OCBC a cependant observé « une similitude du mode opératoire entre les différents vols par effraction recensés dans la procédure, commis de nuit et en brisant les vitrines au moyen d’un marteau. » Tous les objets saisis vont être rendus à leurs propriétaires. Le brocanteur encourt jusqu’à 7 ans de prison.

Légende photo

Au centre la statue de La Vierge et l'enfant (XVIIe s.) sur l'autel de l'église Saint-Jean-Baptiste à Villeréal, avant son vol en 2016. Inscrite aux Monuments historiques © Photo Visites en Aquitaine - Licence CC BY-SA 3.0

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