Mercredi 30 septembre 2020

Musée

La Tate ne paye pas bien ses assistants de conservation

Par Nathalie Eggs · lejournaldesarts.fr

Le 26 août 2016 - 263 mots

LONDRES (ROYAUME-UNI) [26.08.16] – Les offres d’emplois pour des postes d’assistant de conservation à la Tate proposent des rémunérations qui ne permettent pas de vivre décemment à Londres.

27 offres d’emplois sont actuellement à pourvoir au sein des musées de la Tate (Tate Britain, Tate Modern, Tate Liverpool et Tate St Ives). Le blog Hyperallergic est intéressé à trois d’entres elles, postées peu après l’inauguration de l’extension de la Tate Modern – la Switch House - conçue par les architectes suisses Herzog & de Meuron et qui a coûté 260 millions de livres (304 millions d’euros). Il pointe les rémunérations dérisoires pour les postes d’assistants de conservateurs (24 360 livres annuels, soit 28 500 euros) par rapport au coût de la vie à Londres.

Bien que le salaire horaire pour un assistant conservateur débutant (13 £, soit 15,20 €) se situe bien au-dessus du salaire minimum horaire décent de Londres (9,40 £ soit 11 €), le blog souligne que ce salaire n’atteint même pas le tiers du salaire moyen londonien qui s’élève à 48,023 £ (56,175 €).

Le blog s’amuse ensuite à comparer ce salaire à celui du directeur de la Tate, Nicholas Serota, qui se situe entre 165 000 et 170 000 livres (193 000 - 198 000 €), salaire lui-même dérisoire par rapport aux salaire, bonus et bénéfices qu’a touché le directeur du MoMA, Glenn Lowry en 2013 (2,1 millions de dollars, soit environ 2,5 millions d’euros).

Selon une étude publiée l’an dernier, un londonien a besoin de gagner 140 000 livres par an pour pouvoir s’acheter un appartement à Londres.

Légende photo

La Switch House, la nouvelle extension de la Tate Modern à Londres, 15 juin 2016 © photos LeJournaldesArts.fr

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