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Egypte : l'exposition Toutânkhamon ne financera qu'une part « dérisoire » du Grand musée égyptien

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 22 mars 2019 - 347 mots

PARIS

Les ressources que l'Egype attend de l'exposition Toutânkhamon dans dix villes du monde représenteront un montant « dérisoire » par rapport au budget de financement du Grand musée égyptien de Gizeh, a estimé jeudi Khaled El-Enany, nouveau ministre des Antiquités égyptiennes.

Figurine prosternée et chaîne en or représentant un roi accroupi, 18e dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336 - 1326 av. J.-C., Or, 5,4 x 54 x 0,3 cm, Louxor, Vallée des Rois, KV62, chambre du trésor
Figurine prosternée et chaîne en or représentant un roi accroupi, 18e dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336 - 1326 av. J.-C., Or, 5,4 x 54 x 0,3 cm, Louxor, Vallée des Rois, KV62, chambre du trésor
© Laboratoriorosso, Viterbo / Italy

L'exposition "Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon" s'est ouverte jeudi à la Cité de la Villette, et M. El-Enany y a rencontré le ministre de la Culture Franck Riester. Cent cinquante mille billets avaient déjà été vendus sur internet avant l'ouverture officielle samedi. Le transfert progressif des collections du musée de la place Tahrir vers le futur musée de Gizeh, immense projet phare du gouvernement égyptien, a permis cette sortie exceptionnelle de 150 pièces de la tombe de Toutânkhamon dans dix villes jusqu'en 2024. La première étape à Los Angeles a rassemblé 700.000 visiteurs.

Ce que cette exposition doit rapporter, a tempéré le ministre égyptien dans un entretien avec l'AFP, "est dérisoire par rapport à ce que nous payons pour le Grand musée. Ce que nous attendons d'une exposition pareille, c'est ce que nous dépensons pour ce Grand musée par mois". Il a chiffré à un milliard de dollars le chantier de Gizeh. Il était interrogé sur les mannes financières que cette tournée est censée générer pour son financement et différents chantiers de fouilles. "L'Egypte ne travaille pas que sur le Grand musée", a souligné Khaled El-Enany : "On va ouvrir dans les mois qui viennent la synagogue d'Alexandrie, le musée gréco-romain d'Alexandrie, le palais du Baron Empain au Caire, un énorme projet de valorisation du plateau de Gizeh, la vue du sphinx à Louxor, un musée à Charm-el-cheikh, un musée à Hurghada". Il a chiffré à 150 millions d'euros par an le budget de l'Etat pour ces projets architecturaux.

Rappelant le succès de la première exposition de 1967 (1,2 million de visiteurs), le ministre a ajouté : "On espère qu'elle va donner envie aux Français de retourner en masse en Egypte. (...) J'espère qu'un maximum d'écoliers visitera l'exposition pour que nous ayons un maximum d'égyptophiles dans les prochaines générations".

Cet article a été publié par l'AFP le 21 mars 2019.

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