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Cité de la gastronomie : la poire coupée en quatre et Beaune mise à la diète

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 14 janvier 2013 - 350 mots

PARIS [14.01.13] - Cinq villes avaient été auditionnées en octobre 2012 pour accueillir la Cité de la gastronomie. Toutes ont été retenues dans une bien curieuse formule, à l’exception de Beaune exclue de la sélection.

Les ministères de la Culture, de l'Agriculture et de l'Agro-alimentaire ont annoncé le 11 janvier 2013 que la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a retenu trois villes - Dijon, Tours et Paris-Rungis - pour constituer un « réseau de Cités de la gastronomie ». Trois et demi, pourrait-on dire, puisque la MFPCA a déclaré ne pas vouloir exclure Lyon, longtemps grande favorite, de cette formule inédite.

Ce choix d’une implantation dans plusieurs villes de France apparaît comme une manière d’apaiser les rivalités entre les villes candidates au projet. Inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2010, le « repas gastronomique des français » a notamment créé des tensions entre les deux élus de Dijon et Lyon, François Rebsamen et Gérard Collomb (Le Monde). Entre vin de Bourgogne et quenelles, la MFPCA a refusé la querelle. Ce dont se réjouit François Rebsamen : « Aucune ville n’a le monopole de la gastronomie », a-t-il déclaré (Gazette Info). Le chef du projet « Tours Cité de la gastronomie », Jean-Marie Panazol, a quant à lui marqué la volonté que Tours devienne le « lieu de pilotage » de ce réseau.

Gérard Collomb, le maire de Lyon, a déclaré à l’AFP que « Lyon aura de toute manière une Cité de la gastronomie, avec ou sans Paris, car on n'a jamais eu l'habitude d'avoir des mannes publiques et on fera comme par le passé entre Lyonnais ».

Les villes candidates ont jusqu'à la mi-avril pour affiner le contenu de l’offre culturelle, pédagogique, éducative et scientifique de leur projet et en préciser la dimension financière.

Une seule ville se voit privée d’un second oral : Beaune. Le projet de la ville aux célèbres Hospices, comprenant un Institut et une Cité du Goût ainsi qu’un parcours de découverte articulé autour de quatre pavillons thématiques sur 25 hectares, a été jugé « très difficilement réalisable » par la MFPCA.

Légende photo

Affiche officielle de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA).

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