Jeudi 12 décembre 2019

Archéologie

Après 9 ans de travaux, la restauration du tombeau de Toutankhamon touche à sa fin

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 29 mars 2018 - 386 mots

LOUXOR / EGYPTE

L’Egypte et le Getty ont annoncé la fin des travaux du tombeau qui était resté ouvert et ont présenté les résultats d’une étude.

Tombeau de Toutankhamon
Travaux de restauration des peintures murales du tombeau de Toutânkhamon
©J. Paul Getty Trust

En 2009, le Conseil Supérieur des Antiquités Égyptiennes (CSA) et la fondation américaine Getty Conservation Institut (GCI) démarraient les travaux de restauration et de conservation du tombeau du pharaon Toutankhamon au Louxor. Mardi 27 mars 2018, le GCI a annoncé que les travaux touchaient à leur fin et révélait les résultats de l'étude menée sur les peintures murales entourant la célèbre tombe. 

L’une des priorités du projet est l'étude et la conservation des peintures murales. Un mystère plane sur les traces brunes qui se trouvent sur ces peintures. Déjà présentes lors de la découverte de la tombe en 1922 par l’archéologue et égyptologue britannique Howard Carter, les tâches sont énigmatiques car les autres tombes n’en ont pas. Pour les autorités égyptiennes, il pourrait s’agir de micro-organismes vivants se développant au contact des visiteurs. Les résultats des tests scientifiques ont confirmé  la théorie des organismes microbiologiques mais morts, et par conséquent dans l’incapacité de se propager. Imbriquées dans la peinture, les tâches ne seront pas enlevées. Elles sont également le reflet de l’histoire du site. 

Dans la Vallée des rois, les travaux démarrés en 2009 ont pris environ quatre ans de retard, le climat politique instable, avec les révolutions du printemps arabe en 2010 et le coup d’état à l’origine du renversement du Président Mohamed Morsi,  ne jouant pas en la faveur du projet.  Durant toute la durée des travaux l'accès est resté ouvert au public, car le lieu est l’une des plus célèbres attractions du pays. 

Le flux élevé de visiteurs dans l’espace restreint du sépulcre constitue la raison principale des travaux. L’objectif premier était la restauration et la prévention des risques dus au tourisme. Parmi les modifications réalisées, des infrastructures ont été mises en place tels que des systèmes de ventilation, des déshumidificateurs, des barrières de protection, etc. Les employés ont suivi une formation et les panneaux explicatifs sont désormais en arabe et en anglais (avant ils étaient seulement en anglais). 

A l'automne 2018 la tombe bénéficiera d’un nouvel éclairage. Puis en janvier 2019, le projet fera l’objet de conférences lors d’un symposium sur la conservation et le management des sites du Louxor. Enfin, des publications, scientifiques et grand public, seront éditées. 
 

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