Lundi 21 septembre 2020

Fiac hors-les-murs : un débordement d’art

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 23 septembre 2016 - 394 mots

Dix ans déjà que la Fiac a eu la bonne idée de s’étendre « hors les murs » du Grand Palais pour gagner l’espace en plein air du Jardin des Tuileries, offrant la possibilité à certains de ses exposants de présenter des œuvres spécifiquement dédiées à l’extérieur.

Au fil du temps, le parcours s’est accru par l’occupation d’autres espaces et lieux patrimoniaux invitant à une confrontation toujours plus prospective entre le présent et le passé. Au-delà des Tuileries, le programme « Hors-les-murs » 2016 se déploie ainsi sur le petit bijou qu’est le Musée national Eugène Delacroix et sur la magnifique place Vendôme, à laquelle le nom de Courbet est historiquement attaché et plus récemment celui, sulfureux, de Paul McCarthy.

Territoire idéal pour la sculpture volontiers monumentale, les Tuileries qui comptent un ensemble permanent d’œuvres modernes et contemporaines offrent aux artistes exposés le temps de la Fiac un cadre unique en son genre. Aussi, les artistes doivent-ils rivaliser d’invention pour y faire écho et ils n’en manquent pas. D’Ignasi Aballi à Julien Tiberi, en passant par Berdaguer & Péjus, Claude Closky, Gloria Friedmann, Vincent Mauger et Jean Nouvel, entre autres –, ils sont une vingtaine à envahir le célèbre jardin public. Une heureuse façon d’inviter le promeneur à la rencontre de l’art contemporain tout en jouant de dialogue avec les œuvres qui sont en permanence in situ, tels les deux groupes de chevaux d’Antoine Coysevox (XVIIe siècle) au Commandement d’Alain Kirili (1997-2000). 

Nos coups de coeur

On site Construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, le Petit Palais accueille le nouveau secteur « On Site » dont la Fiac se dote pour orchestrer la présentation d’une quarantaine de sculptures et d’installations. Une judicieuse façon d’augmenter son capital visibilité juste en face du Grand Palais. Etel Adnan, Altmejd, Wang Du, Hirst, Leblon, Leccia, Schiess, etc., figurent parmi les invités de l’institution parisienne : un véritable florilège en volume de la création artistique contemporaine, toutes générations et tous styles confondus.

Ugo Rondinone Les oliviers en aluminium repeints de blanc de neige qu’Ugo Rondinone, originaire de Naples, a installés place Vendôme en surprendront plus d’un. Le contraste avec le cadre de pierre grise est saisissant et confère à ses œuvres quelque chose d’étrange et d’incongru. L’artiste en parle comme « les fantômes du temps qui passe ». De fait, il y va d’une forme de présence mémorable.

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°694 du 1 octobre 2016, avec le titre suivant : Fiac hors-les-murs : un débordement d’art

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