Samedi 19 septembre 2020

La Fiac 2016, dans la cour des grandes

Par Vincent Delaury · L'ŒIL

Le 23 septembre 2016 - 533 mots

Toujours plus internationale, la foire d’art contemporain affiche crânement sa bonne santé.

Pour sa 43e édition, la Fiac voit les choses en grand, ce qui lui permet de rivaliser avec ses deux principales concurrentes, Art Basel en Suisse et Frieze à Londres. Réunissant 185 galeries parmi les plus importantes de la scène mondiale – des mastodontes comme Marian Goodman, Pace et White Cube font le déplacement –, la foire parisienne ne réduit aucunement la voilure et ne cesse d’étendre son rayonnement international – 27 pays sont représentés – et son territoire : certes, la foire satellite de la Fiac, Officielle, tournée vers la création émergente, disparaît cette saison mais, par rapport à l’édition 2015, la foire étend davantage encore sa toile au niveau géographique.

Petit Grand Palais = foire XXL
Aux côtés du secteur général, avec le Grand Palais constitué de la Nef, du Salon d’honneur, des Galeries supérieures et du Salon Jean Perrin, inauguré cette année par la foire, et du secteur Lafayette portant les démarches prospectives, la Fiac élargit son périmètre en lançant son nouveau secteur, « On Site » au Petit Palais, qui s’implante à la fois dans cette institution patrimoniale mais également sur l’avenue Winston-Churchill. Cet événement, ouvert librement au public, regroupe plus d’une quarantaine d’œuvres sculpturales et d’installations signées par des pointures, comme Wang Du, Barry Flanagan et Lawrence Weiner, dont l’œuvre conceptuelle exposée arbore une citation d’Henri Michaux des plus programmatiques : « L’art est ce qui aide à tirer de l’inertie. » Toujours dans cette idée d’élargir au maximum le champ des possibles, la Fiac poursuit sa programmation interdisciplinaire et hors-les-murs via un accent mis sur la performance, avec le nouveau festival « Parades for Fiac », et sur un parcours d’expositions au sein de trois lieux emblématiques partenaires : le Jardin des Tuileries, le Musée Delacroix et la place Vendôme.

Les accrochages individuels et la peinture ont le vent en poupe
Concernant les temps forts de la Fiac, pour les grosses enseignes internationales, il faudra se tourner vers l’Américain Larry Gagosian qui, malgré sa condamnation récente pour fraude fiscale aux États-Unis, affiche du très solide, notamment une sculpture hyperréaliste (1984) de Duane Hanson représentant un laveur de vitres afro-américain, sans oublier de fréquenter le stand de la nouvelle entrante Blum & Poe (Los Angeles) orchestrant un solo show – le premier en France – de la star japonaise contemporaine Yoshitomo Nara, choisissant de dévoiler une poignée de céramiques mâtinant punk et naïveté. À n’en pas douter, l’exposition personnelle – on compte plus d’une trentaine de solo shows au Grand Palais et dans le secteur Lafayette – est une tendance forte de cette année : il faudra ainsi guetter les propositions singulières de Boris Achour, Tetsumi Kudo et Michael Snow chez Allen, Christophe Gaillard et Martine Aboucaya.

« Depuis deux ans, la peinture revient à la Fiac », note également, réjouie, Véronique Jaeger (Jeanne Bucher Jaeger). Effectivement, ce médium universel, qui est bien entendu à l’œuvre dans la section moderne (Staël, Léger, Magritte…), est aussi actif chez moult contemporains, établis comme émergents (Desgrandchamps chez Lelong et Eigen Art, Marlène Mocquet chez Godin, Brian Wills chez Praz-Delavallade…), semblant manifestement une inépuisable source d’inspiration. Qui pour s’en plaindre ? 

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°694 du 1 octobre 2016, avec le titre suivant : La Fiac 2016, dans la cour des grandes

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