Nicolas Alquin, secrets d’atelier

L'ŒIL

Le 1 octobre 2005 - 259 mots

Dressées vers le ciel, taillées dans la masse d’un bois dont le sculpteur a fait sa matière de prédilection, les figures monumentales de Nicolas Alquin (né en 1958) s’imposent immédiatement au regard.

Celles qu’il nomme les Stylites constituent la part la plus connue du travail du sculpteur qui a récemment exposé à Bruxelles, au musée d’Ixelles et à la galerie Fred Lanzenberg. À la fondation de Coubertin, l’artiste propose un parcours conçu comme une découverte d’atelier, à travers la présentation de différentes facettes de son œuvre, dessins, sculptures de petits et grands formats, pour mieux en révéler le processus créatif. Alquin privilégie donc le bois, et notamment le chêne, « mon matériau frère, mon support de base comme le papier pour l’écrivain, le bois à partir duquel tout a été conçu. C’est l’un des piliers de l’équilibre même de notre planète », mais aussi le bronze, « l’œil de la nature dans notre mémoire, c’est le matériau qui restitue le plus fidèlement notre part de nature », affirme-t-il. La nature occupe chez Nicolas Alquin une place fondamentale. Il l’appréhende dans sa matérialité la plus brute, sculptant la masse dans un rapport à l’art primitif qu’il revendique. Déployée en plusieurs lieux, l’exposition dévoile dans la galerie un ensemble de bronzes et de bois, de sculptures en cire et d’estampages. Le jardin des Bronzes accueille les pièces monumentales tandis que deux des salles du château sont réservées aux œuvres sur papier.

« L’Atelier d’Alquin, sculptures et dessins », SAINT-RÉMY-LÈS-CHEVREUSE (78), fondation de Coubertin, domaine de Coubertin, tél. 01 30 85 69 89, 17 septembre-20 novembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°573 du 1 octobre 2005, avec le titre suivant : Nicolas Alquin, secrets d’atelier

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