Art contemporain

Une immense œuvre de street art nichée sur un toit parisien

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 17 juin 2019 - 339 mots

PARIS

Après avoir investi les façades parisiennes, le street art fait sa place sur les toits avec la plus grande fresque d'Europe, réalisée par le duo Ella & Pitr au Parc des expositions, dans le sud-ouest de la capitale.

Fresque Ella Pitr Paris © Photo Handout/Ludovic Delage/Objectif Aero/AFP.
Fresque des artistes Ella et Pitr sur le toit de Paris Expo, porte de Versailles, le 14 juin 2019.
© Photo Handout/Ludovic Delage/Objectif Aero/AFP.

Pour admirer ce "méga-coloriage de 2,5 hectares", il faut soit un drone, soit se rendre sur le toit-terrasse du pavillon 7 du Parc des expositions de la porte de Versailles, tout près du périphérique.

C'est là que les curieux et amateurs d'art urbain pourront admirer - en partie seulement - l'oeuvre réalisée à plat, en moins d'une dizaine de jours, par le duo français et représentant une dame âgée. "C'est une oeuvre prévue pour la photo sur internet mais fait rare, elle a aussi un point de vue", souligne Olivier Landes, fondateur du collectif Art en Ville et concepteur du projet à mi-chemin "entre street art et land art", tendance qui joue avec le paysage et la nature. Ce passionné de street art, urbaniste de formation, a été sollicité par Viparis, le gestionnaire du Parc des expositions, espace en cours de modernisation en vue d'accueillir les Jeux olympiques en 2024. Il a visité plusieurs lieux sur le site et a finalement retenu le toit du pavillon 3, avec en arrière-plan, une vue sur tout Paris, tour Eiffel incluse. Prenant en compte l'immense superficie (l'équivalent de quatre terrains de football), il a immédiatement pensé à Ella & Pitr pour réaliser la fresque, coupée en son milieu par le boulevard périphérique. Un élément pris en compte par les artistes.

Le duo est connu pour ses travaux monumentaux sur des toits, des champs, des façades. Ils battent d'ailleurs ici leur propre record, une oeuvre en Norvège réalisée en 2015

Huit jours de travail et plusieurs centaines de litres de peinture ont été nécessaires pour réaliser cette oeuvre à durée de vie limitée, comme le bâtiment, promis à la destruction en 2022. Elle sera également diffusée en ligne, via des photographies prises par drone et une vidéo. 

Cet article a été publié par l’AFP le 15 juin 2019. 

Thématiques

Tous les articles dans Création

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque