Art contemporain

Pyramide du Louvre : JR se défend après la rapide dégradation de son collage

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 1 avril 2019 - 314 mots

PARIS

Sitôt collée, sitôt abîmée : la saisissante oeuvre en trompe-l'oeil de JR autour de la Pyramide du Louvre aura duré quelques heures, l'artiste justifiant la rapide dégradation par l'effet du soleil et des pas des piétons.

L'installation de JR autour de la pyramide du Louvre © Photo Philippe Lopez / AFP
L'installation éphémère de JR dans la cour Napoléon du musée du Louvre, le 28 mars 2019.
© Photo Philippe Lopez / AFP

Grâce à un collage photographique effectué par 400 bénévoles, l'artiste contemporain avait fait apparaître, comme au milieu d'un gouffre, des fondations imaginaires de la Pyramide qui fête ses 30 ans. Tweetant une photo remarquable des 17 000 m2 du collage, JR avait invité samedi matin le public à découvrir l'oeuvre pendant tout le week-end. De quoi emballer les réseaux sociaux et les touristes... avant que les morceaux ne partent en lambeaux après seulement quelques heures, à la grande déception de visiteurs.

"Experience malheureusement super décevante aujourd'hui pour les 30 ans de la pyramide du Louvre", a tweeté un internaute en montrant une photo de morceaux décollés. "L'oeuvre de @JRart plus éphémère que prévu", a tweeté un autre.

Mais dimanche après-midi, l'artiste a réagi en affirmant que "les images, comme la vie, sont éphémères". "Une fois collée, l'oeuvre d'art a une vie à part. Le soleil a asséché la colle légère et, avec chaque pas, les gens ont déchiré des morceaux du papier fragile. Ce processus n'est que participation de volontaires, de visiteurs et chasseurs de souvenirs", a-t-il tweeté. "Le projet est aussi à propos de la présence et de l'absence, à propos de la réalité et des souvenirs, à propos de l'impermanence", a-t-il ajouté dans un autre tweet.

En 2016, JR avait "fait disparaître" la pyramide en créant sur sa surface une reproduction en trompe-l'oeil de la façade du Louvre.

Trente événements sont prévus jusqu'en février 2020 pour les 30 ans de l'oeuvre de verre de Ieoh Ming Pei, inaugurée dans la Cour Napoléon en 1989, à l'issue d'années de polémiques, mais aujourd'hui applaudie comme un succès.

Cet article a été publié par l'AFP le 31 mars 2019.
 

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