Art contemporain - Prix

Le 9e prix Emerige attribué à la jeune peintre Dora Jeridi

Par Alexandre Clappe · lejournaldesarts.fr

Le 24 octobre 2022 - 467 mots

PARIS

Les douze candidats du prix sont exposés jusqu’au 13 novembre dans un ancien garage, dans le XVe arrondissement à Paris.

Dora Jeridi. © Emerige
Dora Jeridi.
© Emerige

Depuis 2014, le prix Emerige, créé par le groupe immobilier du même nom, récompense de jeunes créateurs de moins de 35 ans vivant en France. Pour sa 9e édition, le jury, réuni mardi 18 octobre 2022, a attribué la bourse Révélations Emerige 2022 à Dora Jeridi. L’artiste (24 ans), qui vit et travaille à Paris, va bénéficier d’une bourse de 15 000 €, de la mise à disposition d’un atelier pendant un an à la cité d’artistes de la Ruche ainsi que d’une exposition personnelle à la galerie Mor Charpentier en 2023. 

La jeune femme, très inspirée par Velázquez, Goya et Bacon, réalise des œuvres figuratives, associant volontiers peinture classique et esquisse gribouillée. Il s’en dégage une impression étrange, angoissante même (Goya), qui refuse toute séduction au profit d’un expressionnisme parfois teinté d’érotisme.

Dora Jeridi, Les mangeurs d'images, 2022, huile sur toile, 195 x 260 cm. Courtesy Emerige
Dora Jeridi, Les mangeurs d'images, 2022, huile sur toile, 195 x 26 cm.
Courtesy Emerige

Le Prix spécial du jury a été remis à Valentin Ranger, tout juste diplômé des Beaux-Arts de Paris, ce qui lui permettra également d’exposer son travail à la galerie Mor Charpentier. C’est l’une des particularités, bien dans l’esprit pragmatique de son promoteur, que d’associer l’artiste lauréat à un galeriste afin de faciliter son insertion professionnelle. Ainsi, plusieurs des lauréats des éditions précédentes sont restés dans la galerie qui les parraine.

Le jury était composé du président-fondateur du groupe immobilier Emerige Laurent Dumas, des galeristes Alex Mor et Philippe Charpentier, d’Éric de Chassey, directeur de l’Institut national d’histoire de l’art, de la commissaire d’exposition Mouna Mekouar, de l’artiste Françoise Petrovitch, et de María Inés Rodríguez, commissaire adjointe pour l’art moderne et contemporain au Museu de Arte de São Paulo et directrice artistique de la plateforme Tropical Papers. 

Près de 1 000 dossiers sont parvenus cette année au comité organisateur et douze artistes ont été retenus dans la sélection finale. Ils figurent dans une exposition montée par le commissaire et critique d’art Gaël Charbau, nouveau directeur artistique d’Un Été au Havre 2022. Intitulée « Douze preuves d'amour », elle est à découvrir (du mercredi au dimanche, de 12h à 19h, entrée libre) jusqu’au 13 novembre dans un lieu temporaire : un ancien garage au 190 rue Lecourbe, Paris 15ème.

Le garage a été repeint en blanc pour l’occasion mais a gardé un aspect brutaliste qui sied bien aux œuvres exposées. Si la peinture figurative y est bien représentée (notamment les grands portraits éclairés par des ordinateurs d’Abdelhak Bennallou), sculptures et installations occupent l’espace avec plus ou moins de bonheur. Il se dégage de l’ensemble une impression de fraîcheur, d’une œuvre en devenir qui peut s’enfermer dans quelque chose de convenu ou ouvrir des pistes. 

L’exposition des Révélations Emerige voyagera en hiver 2022-2023 à l’Hôtel des Arts de Toulon, dans le cadre d’un partenariat avec la villa Noailles.
 

« Douze preuves d'amour »

Jusqu’au 13 novembre, du mercredi au dimanche, de 12h à 19h (entrée libre)
190 rue Lecourbe, Paris 15ème.

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