Justice

Un site web pour retrouver les victimes d'un trafic d'objets d'arts en Dordogne

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 28 avril 2022 - 308 mots

BERGERAC

Les propriétaires de défenses de mammouth ou de manuscrits du XVIIIe siècle vont pouvoir se signaler sur un site internet lancé mercredi par les autorités de Dordogne, dans une affaire « hors norme » de vols et recels de milliers d'objets d'art.

Objets saisis dans le cadre de l'enquête sur les trafics d'objets d'art en Dordogne. © Police nationale
Objets saisis dans le cadre de l'enquête sur les trafics d'objets d'art en Dordogne.
© Police nationale

Démarrée il y a 14 mois après le vol d'un coffre-fort à Bergerac, cette enquête en cours, qui a nécessité près de 50 perquisitions dans l'agglomération, a permis la découverte de 7 000 objets d'arts et de collections « à l'origine frauduleuse » (ivoires, lingots d'argent, arts asiatiques, proue de bateau sculptée, fusils-mitrailleurs de la Seconde Guerre mondiale, etc..) dissimulés dans des « caches bien aménagées » dans des hangars, ont détaillé mercredi devant la presse la procureure de la République de Bergerac Sylvie Martins-Guedès, la police judiciaire de Périgueux et le commissariat de police de Bergerac.

La valeur totale de ces objets a été évaluée, « dans une fourchette basse », à 700 000 euros par un collège d'experts, la plus élevée restant une défense de mammouth sculptée, estimée à 10 000 euros, a détaillé Mme Martins-Guedès.

Avec le nouveau site, les propriétaires lésés pourront se signaler en envoyant directement des preuves (photos, certificats) de leur liens avec les objets saisis, permettant un « premier filtre » d'identification des victimes dans cette enquête « hors norme » sur des faits allant de 2015 à 2021, ont expliqué les enquêteurs.

Trois personnes, un homme de 63 ans, numismate, son épouse de 61 ans et leur fils de 26 ans, ont été mis en examen pour vol, blanchiment aggravé, détention d'armes non autorisée et travail dissimulé, a détaillé le parquet. Les trois suspects possèdent plusieurs commerces dans la région et ont été placés sous contrôle judiciaire.

Plusieurs victimes « basées en France » ont déjà été identifiées, a affirmé le parquet, précisant que la recherche des autres victimes n'avait « pas de limite » géographique.

Cet article a été publié par l'AFP le 27 avril 2022.

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