Guerre

Nouvelle frappe sur une cathédrale au Nagorny Karabakh, des journalistes blessés

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 9 octobre 2020 - 270 mots

CHOUCHA / AZERBAÏDJAN

Une cathédrale arménienne historique du Nagorny Karabakh a été touchée jeudi après-midi une seconde fois par des frappes azerbaïdjanaises, qui ont blessé plusieurs journalistes selon les autorités arméniennes.

Destructions dans la cathédrale de Choucha, dans le Haut-Karabakh. © Sputnik via AFP
Destructions dans la cathédrale de Choucha, dans le Haut-Karabakh.
© Sputnik via AFP

« Des journalistes russes et locaux ont été blessés dans le second bombardement des forces azerbaïdjanaises visant l'église Ghazanchetsots », a indiqué le Centre d'information du gouvernement arménien sur Twitter, ajoutant qu'un des reporters était en train d'être opéré.

Les journalistes étaient sur place pour couvrir les dégâts d'un premier bombardement ayant endommagé plus tôt dans la journée cette cathédrale située à Choucha, une quinzaine de kilomètres au sud de la capitale de la région séparatiste du Nagorny Karabakh, Stepanakert.

Sur place avant le second bombardement, un correspondant de l'AFP avait constaté d'importants dégâts : un large trou dans le toit, les vitraux soufflés et les bancs de prières renversés au milieu des gravats et de la poussière.

Choucha avait été en grande partie détruite lors d'une bataille décisive pendant la première guerre du Nagorny Karabakh au début des années 1990. Sa cathédrale avait ensuite été reconstruite, devenant un symbole pour les Arméniens.

Longtemps partagée entre les deux cultures, chrétienne pour l'Arménie, et musulmane pour l'Azerbaïdjan, Choucha est souvent appelée la « Jérusalem du Nagorny Karabakh ».

Les combats entre séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par l'Arménie, et forces azerbaïdjanaises se poursuivaient jeudi, les bombardements ayant repris sur Stepanakert. L'Azerbaïdjan accuse aussi l'Arménie de viser des cibles civiles.

Le bilan officiel depuis la reprise des hostilités, le 27 septembre, est de plus de 300 morts, dont une cinquantaine de civils, mais il est très partiel.

Cet article a été publié par l'AFP le 8 octobre 2020.

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