Mercredi 14 novembre 2018

Musée

Les musées vénitiens à l’épreuve de l’« acqua alta »

Par Jérémie Glaize · lejournaldesarts.fr

Le 2 novembre 2018 - 329 mots

VENISE / ITALIE

Venise a subi la cinquième plus élevée montée des eaux de son histoire. Les musées ont tant bien que mal fait face aux inondations.

Acqua alta Venise
« Acqua alta » devant la basilique Saint Marc à Venise au mois d'août 2017
© Photo Ludosane pour LeJournaldesArts.fr

L’« acqua alta », le phénomène de marée que Venise subit régulièrement, a atteint lundi 29 octobre un pic de 156 centimètres, soit la cinquième plus importante montée des eaux dans l’histoire de la ville. Le record date du 4 novembre 1966 avec une hauteur de 194 cm.

Les musées de la ville, qui avaient dû fermer leur porte pour la journée – le pic ayant été atteint en milieu d’après-midi, ont pu cependant rouvrir mardi 30 octobre. Car l’eau descend aussi vite qu’elle ne monte.

Des touristes sous les arcades de la place Saint Marc à Venise durant l'Acqua Alta, le 29 octobre 2018
Des touristes sous les arcades de la place Saint Marc à Venise durant l'Acqua Alta, le 29 octobre 2018
© photo Miguel Medina / AFP

Les inondations, qui ont recouvert jusqu’à 75 % de la surface de la ville, ont été gérées de manière efficace par la Fondazione Musei Civici di Venezi, qui supervise onze musées de la ville, et qui avait dès dimanche prévu leur fermeture pour le lendemain. Sa présidente, Maria Cristina Gribaudi, a ainsi remercié sur Twitter « tous ceux qui ont travaillé à assurer l’accès aux locaux », précisant qu’il n’y avait aucun dommage.

Bien que certains pavillons de la Biennale d’architecture de Venise aient dû fermer, la cheffe de presse de l’événement, Cristiana Costanzo, a indiqué que la Biennale avait accueilli 3 000 visiteurs à sa réouverture, mardi. « L’acqua alta est un phénomène propre à la mer Adriatique et ce depuis des siècles » a-t-elle indiqué voulant banaliser l’événement.

Plusieurs bâtiments de la ville ont cependant connu des dégâts, comme la basilique Saint-Marc qui a subi d’importantes inondations. Carlo Alberto Tesserin, premier procurateur de la basilique, a ainsi déploré « qu’en un jour, la basilique ait vieilli de vingt ans ». Deux toiles de Miró qui devaient être exposées au Palais Zaguri, ont quant à elles été endommagées alors qu’elles étaient posées sur le sol.

Le projet MOSE, qui a pour objet d’installer des digues flottantes à l’entrée de la lagune, en cours depuis 2003, n’est toujours pas opérationnel.
 

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