Musée

La 6e #MuseumWeek sous le signe du féminisme

Par Antonin Gratien · lejournaldesarts.fr

Le 17 mai 2019 - 465 mots

MONDE

La manifestation qui vise à valoriser les collections des musées sur les réseaux sociaux est encore peu connue.

Autoportait de Hélène Desplechin posant devant le tableau de Matthias Stom, Le repas d’Emmaüs, c.1633-1639, huile sur toile, 111 x 152 cm, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid. © Photo Hélène Desplechin.
Autoportait de Hélène Desplechin posant devant le tableau de Matthias Stom, Le repas d’Emmaüs, c.1633-1639, huile sur toile, 111 x 152 cm, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid.
© Photo Hélène Desplechin

La recette est simple : « 7 jours, 7 thèmes, 7 hashtags ». Depuis 2014 et chaque année, la #MuseumWeek l’utilise durant une semaine pour fédérer diverses entités culturelles. Leurs chargés de communication partagent à cette occasion sur Instagram, Facebook et Twitter des œuvres issues de leurs collections. En légende, ces images sont mises en lien avec sept sujets prédéfinis par la #MuseumWeek sous forme d’hashtags.

Cette semaine, de lundi à dimanche, plus de 6 000 bibliothèques, galeries et musées à travers le monde y participent. Ils produisent un contenu digital, et parfois in situ, inédit pour aborder des thèmes propres à chaque jour de la semaine : #SecretsMW, #PlayMW, #RainbowMW, #ExploreMW, #PhotoMW, #FriendsMW et surtout #WomenInCulture.

Lancée en 2014 à l’initiative de douze grands musées franciliens dont le Centre Pompidou, le Château de Versailles et le Grand Palais, la #MuseumWeek est une opération numérique destinée valoriser leur collection sur le net et séduire de nouveaux publics.
Le concept s’est rapidement propagé hors des frontières de l’Hexagone jusqu’à rassembler, l’an passé, 5 000 acteurs culturels dans 120 pays. Cette année, un millier de plus se sont inscrits, et une cinquantaine d’évènements in situ sont attendus, aussi bien à Paris qu’au Pakistan ou en Inde.

Actuellement, 230 000 personnes suivent le compte Twitter de l’évènement, 51 000 sur Facebook, et 13 000 sur Instagram. C’est bien plus que les 27 000 abonnés du profil twitter français de la Nuit des Musées, mais bien moins que les 700 000 que comptabilise le Musée d’Orsay. 

L’hashtag #RainBowMW apparaît dans les tendances actuelles de la barre de recherche Twitter, avec approximativement 8 200 publications liées. A titre de comparaison, la rencontre des starts up à laquelle a participé jeudi Emmanuel Macron a récolté près de 33 000 tweets avec l’hashtag #VivaTech.

Le programme de cette 6e édition est particulièrement marqué par la question du rapport homme-femme dans l’art, via l'introduction de l'hashtag #WomenInCulture. « Nous avons voulu créer un outil permettant de valoriser la création féminine, et déconstruire certains stéréotypes esthétiques véhiculés par l’art », précise au Journal des Arts Benjamin Benita, président de Cultures For Causes Network, une association française soutenue par l’UNESCO et chargée de la coordination de la #MuseumWeek.

Pour encourager cette démarche, Paris Musées a organisé un jeu concours sur Instagram avec des entrées gratuites d’expositions à la clef en incitant les visiteurs à partager des œuvres représentatives du rôle des femmes dans l’art. 

Plusieurs évènements mêlant performance et sensibilisation sur le thème sont également prévus à l’étranger avec des performances de street artistes femmes en Inde, des rencontres au musée des civilisations d’Abidjan sur la Côte d’Ivoire ainsi qu’une exposition labellisée #WomenInCulture par la fondation Zinsou au Bénin. 
 

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