Environnement

Au Croisic, un projet de centre consacré aux énergies marines

Par Julie Goy · lejournaldesarts.fr

Le 10 janvier 2022 - 371 mots

CROISIC

À vocation pédagogique, le « musée » présentera l’intérêt des énergies marines renouvelables pour la production d’électricité.

Le Croisic (Loire-Atlantique). © Daniel Jolivet, 2019, CC BY 2.0
Le Croisic (Loire-Atlantique).
Photo Daniel Jolivet, 2019

Au large du Croisic (Loire-Atlantique), dans une région en pointe sur l’éolien en mer, un centre d’interprétation devrait voir le jour pour faire découvrir au public les innovations touchant aux énergies marines. Le projet est piloté par le site d’essais en mer multi-technologies Sem Rev, rattaché à l’école Centrale de Nantes et au CNRS. 

Le centre sera pensé comme un musée moderne, avec une scénographie pédagogique. La vue depuis le musée donnera directement sur l’assemblage des éoliennes en mer. « Au Croisic, notre idée sera d’organiser des animations grand public et des conférences avec des spécialistes. Une présentation non figée, évolutive », explique le directeur du développement à l’école Centrale et chercheur au Sem Rev, Bertrand Alessandrini, au quotidien Ouest-France

Le « musée » sera installé dans une maison prête à être réhabilitée dans le parc de Penn Avel, situé au bout de la presqu’île de Guérande. Elle accueillera l’exposition permanente du centre d’interprétation, tandis que l’étage sera consacré à l’accueil de start-up qui pourront tester leurs innovations en mer. Les scientifiques du Sem Rev travaillent actuellement sur le site depuis une autre maison réhabilitée et mise à leur disposition par le Conservatoire du littoral

Le coût du centre d’interprétation est estimé à 1,5 million d’euros, pour un projet qui reste à affiner. Le Sem Rev est soutenu par l’État, la Région et l’Europe, qui lui apportent seize millions d’euros dans le cadre du plan de relance France 2030. 

Les innovations en matière d’énergies marines renouvelables sont déjà testées sur le site d’expérimentation du Croisic, pendant que le premier parc éolien en mer français, prévu pour 2022, se construit au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Au Croisic, la première éolienne marine de France, Floatgen, repose sur un flotteur au lieu d’être fixée au fond de la mer. 

Le centre d’interprétation Eol à Saint-Nazaire – le pendant du centre du Croisic – est une sorte de « musée » de l’éolien, qui accompagne la construction du parc éolien marin. Il avait été inauguré en 2019 dans une ancienne écluse fortifiée de la base sous-marine, près du sous-marin « Espadon » ouvert au public. 80 machines sont actuellement présentées sur son toit et seront bientôt installées en mer.  

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