Questions à… Guillaume Piens

Directeur d’Art Paris

Par Alexia Lanta Maestrati · L'ŒIL

Le 28 mars 2019 - 222 mots

PARIS

Qu’est-ce qui ressort de ce focus sur la scène d’Amérique latine ?

Guillaume Piens : Il faut être prudent, nous créons une catégorie qui n’a rien d’homogène avec des situations extrêmement inégales. Depuis vingt ans, il y a une montée en puissance de cette scène, avec un intérêt soutenu des collectionneurs d’Amérique latine. Mais il s’agit d’une mosaïque. Par exemple, le Brésil possède une scène culturelle très développée, car elle est la plus forte économie de la région. La seconde économie est l’Argentine, mais le pays connaît une crise financière épouvantable et les budgets pour la culture ont été remis en question.

Les artistes d’Amérique latine sont-ils sous-évalués ?

Il y a une génération d’artistes plus âgés, comme Soto et Julio Le Parc, en voie de totale reconnaissance, et dont les prix franchissent la barre des 100 000 euros. En revanche, pour les jeunes artistes, sur des seuils entre 5 000 et 10 000 euros, la situation est plus compliquée. Les questions de douane et de transports sont dissuasives. La législation fait qu’il est possible d’exporter des pièces vers Miami sans payer de droit de douane, alors que vers l’Europe il y a des taxes, qui sont très lourdes. Ces mesures s’insèrent dans une logique protectionniste de la part des gouvernements, mais cela nuit au bon développement de la diffusion des œuvres.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°722 du 1 avril 2019, avec le titre suivant : Questions à… Guillaume Piens

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