Mercredi 18 septembre 2019

Ventes publiques

Loïc Gouzer, l'homme derrière la vente record du Salvator Mundi, quitte Christie's

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 18 décembre 2018 - 385 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

Loïc Gouzer, le responsable de Christie's qui a organisé en 2017 la vente record du Salvator Mundi de Léonard de Vinci, va quitter la maison d'enchères d'ici la fin de l'année, a indiqué lundi l'entreprise.

Loïc Gouzer
Loïc Gouzer
© Photo Christie's

En sept ans chez Christie's, où il co-présidait les départements d'art post-Seconde Guerre mondiale et contemporain, M. Gouzer s'était taillé une réputation de casse-cou du marché de l'art, prêt à prendre des risques pour des ventes retentissantes. C'est lui qui avait organisé, en novembre 2017, la spectaculaire vente aux enchères du Salvator Mundi, seul Léonard de Vinci connu à être encore entre des mains privées. Le tableau avait été adjugé pour 450,3 millions de dollars, pulvérisant le record de la toile la plus chère du monde vendue aux enchères.

N'hésitant pas à innover en mêlant œuvres contemporaines et historiques, M. Gouzer avait aussi été l'organisateur de la vente, en 2015, du tableau de Picasso Les Femmes d'Alger (version 0), pour la somme alors record de 179,4 millions de dollars. Le mois dernier, il avait encore présidé à la vente du tableau de David Hockney, Portrait of an Artist (Pool with two figures), adjugé 90,3 millions de dollars, nouveau record pour un artiste vivant.

M. Gouzer, 38 ans, qui a grandi à Genève, friand d'Instagram, n'a pas précisé ce qu'il comptait faire dorénavant. Cité dans le communiqué de Christie's, il a indiqué qu'il allait d'abord se consacrer à sa "deuxième passion", l'environnement et le climat, "avant de revenir dans le monde de l'art avec un nouveau projet", non précisé.

En 2013, M. Gouzer, un ami de Leonardo DiCaprio, avait organisé avec l'acteur une vente qui avait levé 39 millions de dollars au bénéfice de l'environnement. En 2016, dans une interview au magazine Artnews, il disait espérer qu'une fraction de l'argent dépensé dans l'art puisse aider à préserver l'environnement. "Aussi heureux que j'ai été quand le de Vinci a été vendu, dès que le marteau est tombé (...) je n'ai pas pu m'empêcher de penser, « Et si ces 450 millions de dollars servaient à sauver tout un écosystème en perdition en Indonésie, ou à créer un parc marin géant » (...) Je voudrais que ne serait-ce qu'un dixième de l'argent (destiné à l'art) soit dépensé à préserver les chefs-d'œuvre de la nature".

Cet article a été publié par l'AFP le 18 décembre 2018.

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