Mardi 10 décembre 2019

L’art abstrait, une présence plus concrète que jamais

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 24 septembre 2015 - 241 mots

Cela n’a échappé à personne qui suit les mouvements de l’actualité artistique contemporaine : depuis quelques années, l’art abstrait, versant art concret entendu au sens large du terme, a fait un véritable retour.

Certaines galeries d’art contemporain « pointues » s’en sont même entiché, du moins de certaines figures aînées qui n’étaient plus vraiment à l’avant-scène. Et la situation ne fait que se confirmer, comme l’atteste l’exposition que le Centre Pompidou vient de consacrer à Gottfried Honegger, fondateur de l’Espace de l’art concret, à Mouans-Sartoux, près de Cannes.

Si Jérôme Poggi travaille depuis 2009 avec le Néerlandais Kees Visser, lui consacrant la deuxième exposition de l’histoire de sa galerie, il y a fait entrer l’an dernier la Franco-Norvégienne Anna-Eva Bergman (1909-1987), la femme de Hans Hartung, dont l’abstraction joue des subtilités de la lumière. Quant à Bertrand Grimont, qui a ouvert également en 2009, c’est Geneviève Claisse, figure majeure d’un art abstrait construit, qui l’a rejoint l’an passé. Aussi, à la Fiac, cette tendance est-elle largement représentée. On y trouve le père fondateur du concept d’art concret, le Suisse Max Bill (Guillermo de Osma), mais aussi des figures telles que Dadamaino ou Castellani (Tornabuoni), Julie Knifer (Franck Elbaz), Turi Simeti (Almine Rech), Friedrich Vordemberge-Gildewart (Annely Juda) ou Charlotte Posenenske (Mehdi Chouakri). Avec des œuvres magistrales, on y voit aussi les immenses Agnès Martin (Peter Freeman Inc.) et Robert Mangold (Elvira González, Konrad Fischer), artistes cultes d’un art abstrait, concret et minimaliste.

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°683 du 1 octobre 2015, avec le titre suivant : L’art abstrait, une présence plus concrète que jamais

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