Mercredi 1 décembre 2021

Foire

FOIRES OFF

Des foires « off » en moins grand nombre

Par Anne-Cécile Sanchez · Le Journal des Arts

Le 13 octobre 2021 - 508 mots

PARIS

Jadis pléthoriques, les foires satellites de la Fiac se raréfient et se diversifient pour résister.

Paris. Faut-il y voir le contrecoup de la pandémie ? Le paysage des foires « off » est sensiblement modifié cette année dans la capitale. Après l’annulation de Galeristes et la disparition de Bienvenue, restent en lice seulement trois manifestations : la Moderne Art Fair qui remplace Art Élysées [lire p. XXI], Paris Internationale et Asia Now. Auxquelles s’ajoute la 10e édition de Private Choice, qui, sans être une foire, montre la création contemporaine à travers une sélection d’œuvres et d’objets mêlant art et design, provenant d’une quinzaine de galeries.

7e édition pour Paris Internationale et Asia Now

Après que Clément Delépine en a quitté la codirection pour rejoindre la Galerie Mitterrand, Silvia Ammon s’est retrouvée seule à la tête de la 7e édition de Paris Internationale, qui parvient à réunir trente-six participants. « Le contexte, entre les mesures sanitaires qui ont empêché des galeries de venir et un calendrier de rentrée très chargé qui en a obligé d’autres à faire des choix, nous a forcés à aller voir plus loin », affirme-t-elle. Le continent africain est ainsi présent pour la première fois sur la foire avec trois exposants originaires respectivement du Zimbabwe, du Sénégal et d’Algérie. Il manque des habituées comme les new-yorkaises Bodega et Bureau, la galerie allemande BQ, ou ROH Projects (Jakarta). La parisienne Sultana, qui faisait partie des galeries fondatrices avec Ciaccia Levi, Crèvecœur et Gregor Staiger, a rejoint la Fiac.

Une vingtaine de nouveaux participants font leur apparition, dont quelques lieux d’exposition non commerciaux. Pour les accueillir, la foire loue un immeuble résidentiel haussmannien offrant de beaux volumes et une circulation fluide, et donne pour ligne directrice, afin de gagner en lisibilité, la présentation de solo shows ou de duos.

7e édition également pour Asia Now : la foire au tropisme asiatique élargit cette année son périmètre à l’Asie occidentale en ouvrant ses portes à l’Iran. Six galeries venues de Téhéran sont ainsi pour la première fois présentes à Paris, tandis qu’une programmation vidéo est consacrée aux artistes femmes iraniennes. La céramique est aussi particulièrement valorisée sur cette édition à laquelle prennent part une trentaine de galeries. Parmi elles, quelques marchands de poids comme Emmanuel Perrotin, Nathalie Obadia et Daniel Templon qui, même s’ils ont un stand à la Fiac, maintiennent leur présence à Asia Now ; ils sont rejoints cette année par la galerie franco-japonaise Taménaga.

La foire est placée sous le signe de la prise de conscience environnementale, avec une exposition conçue par Nicolas Bourriaud – ex-directeur du Mo.Co et commissaire indépendant – explorant le concept chinois « shun » (ou « connexion naturelle au cours des choses »). Une seconde exposition réunit neuf artistes de la diaspora asiatique autour du livre de l’anthropologue Anna Lowenhaupt Tsing Le Champignon de la fin du monde : sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme (Les Empêcheurs de penser en rond, éd. La Découverte, 2017).

Enfin, pour sa dixième année, Private Choice conserve sa formule déployée dans deux appartements, autour du thème de l’Odyssée.

Paris Internationale
du 20 au 24 octobre, 186, avenue Victor-Hugo, 75016 Paris ;
Asia Now,
du 21 au 24 octobre, 9, avenue Hoche, 75008 Paris ;
Private Choice,
du 18 au 24 octobre, 7, avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°575 du 15 octobre 2021, avec le titre suivant : Des foires « off » en moins grand nombre

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