Foire

Carlos Urroz : "ARCOmadrid offre un lien très important entre les artistes sud-américains et l’Europe"

Par Alexia Lanta Maestrati · L'ŒIL

Le 21 janvier 2019 - 428 mots

MADRID / ESPAGNE

Avec 205 galeries, la foire d’art contemporain madrilène ouvre les portes de sa 38e édition du 27 février au 3 mars 2019. Après la Colombie et l’Argentine, le Pérou est à l’honneur. Interview avec le directeur de la foire.

Quelle est la place de l’Amérique latine à ARCOmadrid ?

Carlos Urroz : L’Amérique latine a toujours eu une place particulière à ARCOmadrid. Depuis quelques années, cette relation s’est renforcée, un tiers des galeries internationales venant d’Amérique latine et de nombreuses galeries européennes présentant des artistes latino-américains. Je pense qu’ARCOmadrid offre un lien très important entre ces artistes et l’Europe. Cette année, le Pérou est à l’honneur, mais beaucoup d’autres pays sont présentés comme la Colombie, l’Argentine, le Brésil, le Mexique… Les années précédentes ont porté leurs fruits et nous avons eu des résultats excellents. L’an passé, plus de cent cinquante personnalités du monde de l’art, notamment des conservateurs et des directeurs de musées, se sont rendues sur la foire. Ainsi, de nombreux artistes ont pu bénéficier d’expositions institutionnelles suite à leur participation à ARCOmadrid.

Comment se porte la scène artistique du Pérou ?

Le Pérou a une scène de jeunes artistes fascinante, notamment d’artistes nés après les années 1970, mais les galeries manquent. Certains d’entre eux ont des carrières internationales mais ils n’ont jamais été montrés comme une scène, tous ensemble. Chaque artiste est un individu à part entière, ils sont différents les uns des autres mais il y a des points communs dans leurs travaux, dans leurs inspirations, dans les thèmes abordés et c’est ce que nous souhaitons mettre en exergue.

Quelle sera la place de ces artistes dans la foire ?

Nous avons pris le parti d’inviter ces artistes au travers de galeries internationales. Nous proposons également un pavillon, « Peru at ARCO » avec vingt-trois artistes péruviens. L’architecture est conçue par des architectes du pays, ils ont pensé cet espace comme un lieu d’exposition et non comme une foire au sens traditionnel, bien que toutes les œuvres soient en vente. Cela nous permet de rompre avec le format classique des stands.

Quelles sont les autres actions mises en place pour la valorisation des artistes sud-américains ?

Parmi les nouveautés, nous proposons une section intitulée « Dialogos ». Deux commissaires d’expositions, Lorena Martínez de Corral et María de Corral, ont choisi d’exposer des artistes femmes sud-américaines peu connues ou manquant de visibilité en dialogue avec des artistes plus jeunes. Sur invitation des commissaires, des grandes galeries sud-américaines comme Luisa Strina (São Paulo) ou des artistes comme le groupe Radical Women, qui n’a pas eu la visibilité qu’il mérite, sont montrées.

« ARCOmadrid »,
Feria de Madrid, Av. Partenón 5, Madrid (Espagne), www.ifema.es

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°720 du 1 février 2019, avec le titre suivant : Carlos Urroz : "ARCOmadrid offre un lien très important entre les artistes sud-américains et l’Europe"

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