Foire

À Art Genève, Loop remplace le PAD

Par Alexia Lanta Maestrati · Le Journal des Arts

Le 30 janvier 2020 - 453 mots

GENÈVE / SUISSE

Exit le salon de design invité précédemment. C’est la foire vidéo de Barcelone qui bénéficie cette année d’un focus avec dix galeries spécialisées.

Lab212 (collectif), _Field, 2019, installation interactive présentée par la foire barcelonnaise Loop, invitée d'Art Genève 2020. © Yannick Luth/Courtesy Plateforme 10.
Lab212 (collectif), _Field, 2019, installation interactive présentée par la foire barcelonnaise Loop, invitée d'Art Genève 2020.
© Yannick Luth.
Courtesy Plateforme 10.

Art Genève, qui ouvre les portes de sa 9e édition du 30 janvier au 2 février au Palexpo de Genève, est l’autre foire suisse. À trois heures de route de la ville de Bâle qui accueille la plus prestigieuse des foires d’art contemporain, Art Genève réunit 95 marchands contre quelque 232 participants à Art Basel. Pourtant les plus grands noms se déplacent à Genève en cette saison, propice à la rencontre d’un public essentiellement régional, et au portefeuille bien garni. Le visiteur y verra ainsi les mastodontes du marché : Gagosian, Pace, Hauser & Wirth, ou les français Kamel Mennour et Perrotin. S’ajoutent cette année à cette liste haut de gamme Lévy Gorvy, Campoli Presti, Loevenbruck ou, dans un répertoire plus classique, Applicat-Prazan.

Cinq galeries de plus que l’an passé seront présentes. « Plus de 90 % des galeries souhaitent revenir. Cette année de grands noms ont postulé, et nous avons accepté quelques enseignes supplémentaires, indique le directeur de la manifestation, Thomas Hug. Nous ne souhaitons pas grandir car nous avons un bon équilibre en comparaison avec le reste du marché, et le succès commercial est homogène. »

Si Art Genève ne s’agrandit pas à Genève, elle se démultiplie, puisqu’elle est implantée à Monaco depuis 2016 (Art Monte Carlo), et qu’elle se déploiera d’ici à 2021, en Russie, à Moscou, sous le nom d’« Art Moscow ».

La particularité d’Art Genève est d’associer galeries et institutions non marchandes. Ainsi sont invités cette année l’Estate [la succession] de Mario Merz, disposant d’un espace de 2 000 m2, la Fondation Gandur pour l’art (Genève), le Consortium de Dijon ou la Royal Academy of Arts de Londres.

La grande nouveauté de cette édition est le secteur consacré à l’art vidéo. La foire Loop de Barcelone, pionnière et référence en la matière, remplace le Pavillon des arts et du design, PAD. Le PAD, présent depuis deux ans sur le salon, n’a pas renouvelé sa participation faute de succès commercial.

Loop réunira une dizaine de galeries dont Ani Molnar (Budapest), Narrative Projects (Londres) ou la Galerie Iragui (Moscou). « J’aime beaucoup l’idée de collaborer avec des salons spécialisés. Pendant deux ans nous avons proposé au PAD de venir. Cette année nous renouvelons ce format mais avec la vidéo. Le salon n’en proposait pas assez, et après une première collaboration assez classique avec le PAD, je souhaite montrer une offre plus contemporaine, plus visionnaire », explique Thomas Hug. Commercialement, proposer des œuvres vidéo est risqué, mais pour le directeur de la manifestation, il s’agit d’offrir « une dynamique artistique à la foire. Et d’attirer aussi des institutions qui ont des collections sérieuses de vidéo ».

Art Genève,
du 30 janvier au 2 février, Palexpo, Le Grand-Saconnex, Genève, Suisse.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°537 du 17 janvier 2020, avec le titre suivant : À Art Genève, Loop remplace le PAD

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