Vendredi 20 septembre 2019

L'Etat italien et Florence se disputent la propriété du David de Michel-Ange

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 18 août 2010 - 372 mots

ROME (ITALIE) [18.08.10] – Le gouvernement italien revendique la propriété du chef-d’œuvre sculptural de Michel-Ange, le « David » de la Galleria dell'Accademia de Florence, symbole de la République de Florence.

Qui du gouvernement italien ou de la ville de Florence est le véritable propriétaire du célèbre David de Michel-Ange conservé à la Galleria dell'Accademia de Florence ? C'est la question qui agite et divise le monde culturel italien et qui oppose plus précisément le maire de Florence, Matteo Renzi, et des avocats du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.

Deux avocats mandatés par le gouvernement de Silvio Berlusconi ont déclaré que le chef-d’œuvre n'appartient pas à la ville toscane mais à l'Etat italien. D'après The Guardian, les avocats qui se fondent sur les conclusions de leurs recherches effectués sur de nombreux documents d'archives, affirment que l'Etat, en tant que successeur légal de la République florentine qui a financé l'achat de la sculpture, est le véritable propriétaire de l’œuvre.

La sculpture réalisée entre 1501 et 1504 et représentative des caractéristiques stylistiques - surtout anatomiques – de Michel-Ange a été érigée en 1504 à l'entrée du Palazzo Vecchio, l'Hôtel de Ville de Florence. Haute de 4,34 mètres et sculptée en marbre de Carrare, la sculpture représentant David, une fronde à la main, juste avant son combat contre Goliath, est devenue le symbole de la ville après la réunification italienne au XIXe siècle.

Furieux, le maire de Florence, Matteo Renzi, a déclaré au quotidien britannique que ces allégations étaient le fruit d'avocats qui n'avaient « rien de mieux à faire en août » et soutient que le David appartient incontestablement à la ville toscane. Silvio Bondi, le ministre italien de la Culture, a qualifié, selon l'AFP, la « polémique d'absurde et inopportune ».

Matteo Renzi s'appuie sur des documents juridiques et notamment un décret de 1871 qui attribuait à titre compensatoire, la propriété à Florence de tout ce qui appartenait au Palazzo Vecchio, dont le chef-d’œuvre en marbre de Carrare, lorsque Rome devint la capitale de l'Italie unifiée au profit de Florence. Une preuve démentie par les avocats du gouvernement qui soulignent que ces mêmes documents ne font aucune mention précise du David.

La solution d'une gestion partagée a été proposée par le ministre de la Culture pour régler le différend.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque