Vendredi 1 juillet 2022

Faussaires allemands : un acheteur poursuit la galerie Cazeau-Béraudière et Werner Spies

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 22 juin 2011 - 304 mots

PARIS [22.06.11] – En mai dernier, quatre personnes étaient inculpées dans l’affaire des faussaires allemands. Ce mois-ci, l’une de leurs victimes, la société Monte-Carlo Art, vient d’intenter un procès devant un tribunal français contre une galerie et un expert soupçonnés de complicité. Sans doute le premier d’une longue série.

Selon The National, la société Monte-Carlo Art estime avoir été trompée par les faussaires allemands qui lui auraient fait acquérir une fausse œuvre de Max Ernst. A Paris, en 2004, la société Monte-Carlo Art avait fait l’acquisition de l’œuvre douteuse, intitulée « Tremblement de Terre », auprès de la galerie Cazeau-Béraudière. La plaignante vient d’intenter une action à l’encontre du responsable de la galerie, Jacques de la Béraudière, et de l’expert, et ancien directeur du MNAM, Werner Spies, qui avait authentifié l’œuvre, afin d’obtenir en justice des dommages et intérêts.

Fin mai 2011, le procureur de la République allemande de Cologne avait mis en examen Wolfgang Beltracchi, le principal faussaire alors présumé, ainsi que son épouse, la sœur de cette dernière et un quatrième complice. Tous les quatre étaient accusés d’avoir introduit sur le marché international de l’art 14 faux tableaux. Ce qui aurait coûté à leurs victimes près de 34 millions d’euros de pertes.

A l’époque, 33 autres tableaux avaient également été saisis. Mais, parce qu’il n’était pas encore établi qu’il s’agissait de véritables contrefaçons, la justice allemande avait décidé de poursuivre ses investigations. Il avait été révélé que l’un de ces tableaux douteux avait été acheté par l’acteur américain Steve Martin et qu’un autre l’avait été par l’éditeur français Daniel Filipacchi. Ces deux acquisitions indiquent que galeries et experts se seraient aussi laissés convaincre par ce qui s’avéra finalement être de talentueuses falsifications. Toutefois, l’expert Werner Spies continue d’affirmer que les œuvres pour lesquelles il avait fourni un certificat d’authenticité ne constituent pas des faux.

Légende photo

Max Ernst - Tremblement de terre (1926) - © Sotheby's

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