Mercredi 26 janvier 2022

Insolite

Le Musée de Bretagne cherche des tatoués amoureux de leur région

Par Marion Pedram · lejournaldesarts.fr

Le 14 juin 2021 - 317 mots

BRETAGNE

Le musée veut exposer ces tatouages sur le thème de la Bretagne et s’interroger sur le sens de cette pratique.

Drapeau breton. © Audrey AK, 2010, CC BY 2.0
Drapeau breton.
© Audrey AK, 2010

Dans le cadre d’un projet photographique, le Musée de Bretagne (Champs Libres de Rennes) a lancé un appel à contributions, recherchant des personnes arborant sur leur peau un symbole breton.

Un reportage photographique sera ensuite réalisé pour les besoins d’une exposition qui se tiendra en 2022 au Musée de Bretagne, prenant pour thème l’héritage celtique de la région. Le musée s’intéresse spécifiquement au sens du tatouage aujourd’hui, depuis une pratique à l’origine marginale dont la popularité actuelle en fait un véritable phénomène social et artistique.

Afin de documenter la pratique du tatouage, le musée va interroger les sujets du reportage photographique et afficher leurs réponses lors de l’exposition, sous forme de cartels accompagnant les tirages. L’idée étant de mieux cerner leur rapport au tatouage, comprendre ce qui les a poussés à se faire tatouer, guidés dans le choix du motif…et surtout ce « que signifie de nos jours de se faire tatouer la Bretagne sur la peau ? ».

Alain Almet, photographe et responsable de l’iconothèque du Musée de Bretagne, est chargé du reportage photographique. Le fonds photographique « motifs celtiques » ainsi constitué aura vocation à enrichir l’iconothèque du musée et à être montré lors d’expositions thématiques similaires.

Le tatouage en tant que pratique artistique se fraie de plus en plus un chemin dans l’univers de l’art contemporain. Considéré comme un art populaire, il fait l’objet d’événements culturels sous la forme de salons, notamment Le mondial du tatouage qui se tient chaque année à la Grande Halle de la Villette depuis 2014. 

En 2008, l’artiste belge Wim Delvoye a réalisé sur le dos d’un jeune homme un tatouage, acheté 150 000 euros par un collectionneur. Le tatoué doit se rendre disponible trois fois par an pour que l’acquéreur de l’œuvre puisse « l’exposer ». À sa mort, le tatouage sera détaché de son corps pour être conservé.

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