Lundi 24 septembre 2018

Centre d'art

Numa Hambursin nouveau directeur de La Malmaison à Cannes

Par Christine Coste · lejournaldesarts.fr

Le 11 juillet 2018 - 374 mots

CANNES

Le maire confie à l’ancien directeur artistique du Carré Saint-Anne à Montpellier la redynamisation de l’art moderne et contemporain.

Numa Hambursin
Numa Hambursin
Photo Natacha Filiol

Lors de la conférence de presse de l’exposition Jonathan Meese, Numa Hambursin annonçait son « intention de quitter le Carré Saint-Anne » à Montpellier dont il était le directeur artistique, à la fin de l’année 2017. 

« La liberté est au cœur de mon métier de directeur artistique, elle est sa compagne la plus précieuse ; celle qu’il doit chérir plus que sa carrière. Liberté de programmer les expositions que l’on croit juste pour lieu et son public. Liberté aussi d’écrire ce que l’on pense. Quand cette liberté est entravée se pose la question de confiance et quand celle-ci n’obtient aucune réponse c’est qu’il est temps de retrouver sa liberté ».

Par ces mots, Numa Hambursin notifiait sa démission à une municipalité et surtout à un maire, Philippe Saurel, qui, selon lui, ne le suivait plus dans sa programmation ni dans ses écrits. Lors de sa parution en 2016, son livre Journal d’un curateur de campagne (Édition La Chienne) avait provoqué en effet quelques grincements de dents. 

Sept mois plus tard, le maire de Cannes David Lisnard donne carte blanche à Numa Hambursin pour redynamiser l’art moderne et contemporain dans la ville. Le projet de rénovation de La Malmaison envisage de tripler les espaces du centre d’art. Les résidences d’artistes du Suquet et la Villa Domergue vont également être revitalisées tandis que des expositions hors les murs seront programmées à l’année. 

« Picasso a vécu à Cannes, Picabia y était sans arrêt, Maeght a ouvert sa première galerie à Cannes. Contrairement à Nice qui s’est emparée de son histoire picturale de la modernité en peinture, Cannes ne l’a pas assez fait. Il y a quelque chose à écrire », souligne Numa Hambursin. 

A 39 ans le montpelliérain de naissance ne quitte pas pour autant la direction de la Fondation Helenis-GGL pour l’art contemporain à l’ouverture programmée à l’été 2019 dans l’hôtel Richer de Belleval, ancienne mairie de Montpellier. 

En avril dernier, Numa Hambursin avait reçu le prix AICA France de la critique d’art 2018 pour sa présentation de l’œuvre de Marlène Mocquet.                         
 

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