Festival

À Montparnasse, un festival fête les muses du quartier

Par Antonin Gratien · lejournaldesarts.fr

Le 14 mai 2019 - 307 mots

PARIS

L’Université Columbia a accueilli la première édition d’un événement culturel pluridisciplinaire, avec Lee Miller en vedette.

Spectacle de danse contemporaine au festival des Muses de Montparnasse. © Photo Som Chantapitch / Say Who
Spectacle de danse contemporaine au festival des Muses de Montparnasse
© Photo Som Chantapitch / Say Who

Du 10 au 12 mai dans le VIe arrondissement, curieux de passage et amateurs d’art ont pu pénétrer librement dans l’Université Colombia située rue de Chevreuse pour y découvrir, durant l’après-midi, un festival au programme éclectique célébrant les muses de Montparnasse, dont Elizabeth dite « Lee » Miller.

Comme Nusch Eluard et Juliet Browner, Lee Miller a été l’une des grandes égéries de Man Ray. Toutes sont immortalisées par sept portraits, intimistes ou publicitaires, exposées sur les cimaises improvisées de l’Université Columbia.

Sur quatre d’entre eux, Lee Miller apparaît, fascinante. Des médiateurs rappellent que l’américaine a non seulement découvert un des processus de solarisation si souvent employés par Man Ray, mais a réalisé elle-même plusieurs clichés de mode signés par ce dernier.

Son travail de photographe ne s’est d’ailleurs pas limité à l’atelier du surréaliste. Lee Miller ou la traversée du miroir (1995), un documentaire réalisé par Sylvain Roumette et projeté avec deux autres longs-métrages, retrace la carrière dans la presse de l’artiste décédée en 1977.

Après avoir été mannequin pour Vogue, elle devint l’une des reporters de guerre du magazine à partir de 1942. Loin des cercles artistiques parisiens, Lee Miller a parcouru l’Europe, assisté au débarquement et documenté les camps de Dachau.

D’autres hommages aux femmes célèbres de Montparnasse, à la fois source d’inspiration et intelligences créatrices, ont été rendus dans ce petit hôtel particulier du Reid Hall qu’occupe l’université. Avec des performances de danse contemporaine dans la cour, notamment. Avec plusieurs concerts de musique classique, jazz et électronique, aussi.

La production du festival a été assurée par Vallée Village, le gérant du centre de prêt-à-porter de luxe basé à Serris, dans le cadre de sa politique culturelle initiée en 2015. La deuxième édition n’est pas encore confirmée.
 

Thématiques

Tous les articles dans Création

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque