Vendredi 13 décembre 2019

Sculpture

Betty Woodman, pionnière de la sculpture en céramique, s’est éteinte à l'âge de 87 ans

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 5 janvier 2018 - 372 mots

NEW YORK (ETATS-UNIS) [05.01.18] - L’artiste américaine vivait entre New York et l’Italie. Elle avait bénéficié d’une rétrospective au Moma en 2006.

La marchande new yorkaise Jeanne Greenberg Rohatyn a annoncé le décès de Betty Woodman, en Italie à la suite d’une pneumonie. Woodman est la première femme vivante, et première artiste pratiquant la céramique à avoir eu une rétrospective au Metropolitan Museum of Art en 2006, soit dix ans avant sa rétrospective londonienne à L'Institut of Contemporary Art en 2016. Ses œuvres font partie de grandes collections permanentes notamment celles du Musée des Arts Décoratifs à Paris, du Metropolitan Museum of Art à New York, du Museum of Modern Art à New York ou encore du Victoria and Albert Museum à Londres.

Elle partageait sa vie entre New York et la Toscane. Son mari, George Woodman était artiste, ainsi que ses deux enfants ; la photographe Francesca qui s’est suicidée en 1981 et Charles artiste spécialisé dans la vidéo. Sa famille a fait l’objet d’un documentaire The Woodmans, sortie en 2011.

Elizabeth Abrahams, dite Betty Woodman, est née dans le Connecticut de parents juifs en 1930. Dès l'âge de 16 ans, après un cours de poterie, elle se découvre une passion pour l’argile. Sa carrière artistique débute vraiment au début des années 1950 après l’obtention de son diplôme spécialisé dans la céramique, à l’université d’Alfred à New York.

Maniant l'argile et adepte de techniques pionnières dans l’utilisation de la céramique, son oeuvre est connue pour ses sculptures tridimensionnelles alliant céramique et peinture. Depuis les années 60, le vase est l’objet de prédilection de Woodman - elle y voit un prétexte pour expérimenter - et dote l’objet de diverses formes telles que celle d’un vaisseau, ou d’une figure animalière. La recherche de la couleur, ainsi que la dimension domestique de son oeuvre prennent racines dans deux de ses influences ; Henri Matisse et Pierre Bonnard.

Ses sources d’influence sont nombreuses, et parmi elles : la porcelaine de Sèvres, les sculptures étrusques et l’Italie de la renaissance. Elle prônait la beauté dans son oeuvre, et se plaçait en opposition aux artistes déprimés et sombres. Greenberg a déclaré à Artnet, « elle souhaitait que le public voit un processus gracieux dans son œuvre ».

Légende photo

Betty Woodman, Liverpool Fountain, 2016 © Joel Chester Fildes / Courtesy of Liverpool Biennial

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