Ecole d'art - Société

Harcèlement à l'École d'archi de Montpellier : des « procédures disciplinaires » engagées

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 21 décembre 2020 - 293 mots

MONTPELLIER

Le ministère de la Culture a annoncé vendredi avoir engagé des « procédures disciplinaires » après la dénonciation de faits de harcèlement moral et sexuel à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Montpellier (Ensam) et va nommer une personnalité pour y restaurer « un climat d'étude serein ».

Roselyne Bachelot a commandé une enquête administrative afin de faire le point sur les questions de harcèlement à l'ENSAM. © Stéphane de Sakutin/AFP
Roselyne Bachelot a commandé une enquête administrative afin de faire le point sur les questions de harcèlement à l'ENSAM.
© Stéphane de Sakutin / AFP

Le procureur de Montpellier Fabrice Bélargent avait indiqué mercredi à l'AFP qu'une enquête préliminaire portant sur des faits de harcèlement avait été ouverte à la suite d'une « dénonciation de plusieurs enseignants de l'école ».

Le ministère de la Culture annonce dans un communiqué avoir « mis en œuvre l'ensemble des procédures disciplinaires qui s'imposent suite aux fait établis ». Par ailleurs, « il a procédé à un signalement sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, lequel a été transmis au Procureur de la République de Montpellier ».

« Une personnalité bénéficiant d'une connaissance approfondie du secteur culturel et d'une expérience confirmée de postes à responsabilités se verra confier en janvier pour une durée prévisible de 6 mois la direction provisoire de l'école. Sa priorité sera de restaurer un climat d'étude serein », souligne-t-on rue de Valois.

A la demande conjointe de l'Ensam et de la direction générale des patrimoines, « un cabinet extérieur a conduit fin 2019 auprès des personnels de l'école, un diagnostic des risques psycho-sociaux ». Ce diagnostic « a fait émerger de présumés propos et comportements à connotation de harcèlement moral et de possibles violences sexistes et sexuelles », ce qui a conduit la ministre Roselyne Bachelot à diligenter « une enquête administrative afin de faire la lumière sur leur réalité ».

Des propos et comportements relevant du harcèlement moral et de possibles violences sexuelles ou sexistes visant des étudiants, des enseignants ou des personnels administratifs avaient été dénoncés en interne par une vingtaine de personnes.

Cet article a été publié par l'AFP le 18 décembre 2020.

Thématiques

Tous les articles dans Campus

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque