Jeudi 13 décembre 2018

Nomination

Un nouveau patron à l’OCBC

Par Philippe Sprang · lejournaldesarts.fr

Le 27 août 2018 - 386 mots

PARIS

Le colonel Didier Berger remplace le colonel Ludovic Ehrhart à la tête de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels.

Le colonel Didier Berger
Le colonel Didier Berger, responsable de l'OCBC
© OCBC

C’est la loi du genre, tous les quatre ans, un nouveau responsable est nommé à la tête de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC). Et comme le veut l’usage, il s’agit d’un gendarme. Ainsi,  le colonel Didier Berger, 48 ans, a été nommé le 1er août dernier en remplacement de Ludovic Ehrhart à la tête de Office central de lutte contre le trafic des biens culturels.

En bandoulière, un parcours classique et solide. Il a été formé à l’école des officiers de la Gendarmerie nationale de Melun et a commandé un groupement de gendarmerie à Melun et une section de recherche à Reims. Sa carrière l’a également mené au bureau des affaires criminelles de la DGGN  (Direction Générale de la Gendarmerie Nationale) et à diriger la section « délinquance économique et financière/ contrefaçon » de 2008 à 2011. Il est revenu en 2015 à la DGGN pour devenir chef du bureau des affaires criminelles jusqu’à son arrivée à l’OCBC.

Son prédécesseur a rejoint l’état major de la région de gendarmerie de l’Ile de France basé à Maison Alfort, dans le Val de Marne. Il lui laisse quelques « belles affaires », celles du faux mobilier du XVIIIe, trois affaires sont à l’instruction. Une partie de la fine fleur des experts et marchands de la période sont mis en examen dans ces dossiers dont le marché attend l’épilogue avec impatience.

Lors de l’interview qu’il nous avait accordé avant son départ le colonel Ludovic Ehrhart pointait l’émergence de nouvelles escroqueries telles que des faux et avec eux l’escroquerie type « au jade ». Il relevait aussi qu’une enquête était en cours sur un trafic de fausses lithographies. 
Voici la réflexion qu’il adressait à son successeur : «  Il y a une très belle équipe très motivée, le champ d’action est de 360°, on peut faire du mobilier ancien, du mobilier moderne, de l’antiquité, des églises, de la numismatique, du pillage archéologique, comme en Bourgogne. Il y a tout pour se faire plaisir. De l’enquêteur au chef de service quand on rentre le soir à la maison on est un peu plus cultivé que le matin et c’est pas mal. » 

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