Limogeage en Pologne

Les néo-communistes signent leur retour

Le Journal des Arts

Le 1 mai 1996

Le limogeage de Jaromir Jedlinski, directeur du Musée Sztuki de Lodz, annonce le retour à l’art \"national et populaire\" souhaité par les néo-communistes.

Le directeur du Musée Sztuki de Lodz, Jaromir Jedlinski, a été licencié sans qu’aucun motif officiel lui ait été signifié. Selon les responsables culturels polonais, cette décision porte la marque des néo-communistes, dont le retour au pouvoir a été confirmé par le résultat des récentes élections présidentielles. L’inquiétude qu’a suscitée ce limogeage est également alimentée par les pressions qu’exerce le nouveau gouvernement polonais sur le Salon de l’art Zacheta et sur le Centre d’art contemporain de Varsovie pour les inciter à proposer des programmations essentiellement consacrées à l’art "national et populaire".

Jaromir Jedlinski avait succédé en 1991 au mythique Ruszard Stanislawski. En un quinquennat, il avait su confirmer la vocation internationale du prestigieux Musée Sztuki de Lodz, fondé il y a soixante ans. Considéré comme une place-forte historique de l’avant-garde de l’Art abstrait et du Constructivisme, le Musée Sztuki avait continué d’enrichir ses collections sous le régime communiste en achetant notamment, au cours de transactions secrètes, des œuvres de Vasarely, de Beuys et d’Ueker.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°25 du 1 mai 1996, avec le titre suivant : Limogeage en Pologne

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