Vendredi 27 novembre 2020

Société

Les opposants du « Mur pour la paix » font appel pour obtenir son démontage

Par Thomas Bizien · lejournaldesarts.fr

Le 18 avril 2012 - 406 mots

PARIS

PARIS [18.04.12] – Le Comité d'aménagement du VIIe arrondissement a fait appel de la décision de justice qui avait débouté leur demande de démantèlement du « Mur pour la Paix ». 

Les opposants du « Mur pour la paix » poursuivent leur combat pour obtenir son démontage. Ils viennent de faire appel de la décision du tribunal administratif de Paris, qui en date du 9 février dernier, a rejeté leur requête visant à un retrait de l’œuvre. Le tribunal justifiait alors sa décision en faisant valoir que la mairie et le ministère de la Culture « regardent (ce monument) comme une oeuvre remarquable, à la portée symbolique forte et au service des valeurs essentielles de la démocratie. »

Le Comité d'aménagement du VIIe demande que soient appliqués « les lois et règlements en vigueur pour tous sur le site classé du Champ de Mars ». « Cette démarche n'est pas davantage motivée par un jugement de valeur sur la portée symbolique et artistique de l'oeuvre et encore moins par des considérations idéologiques ou personnelles (...) mais par la stricte application des règlements en vigueur sur le site du Champ de Mars », affirme l'association, citée par l’AFP. La perspective entre l’Ecole Militaire et la Tour Eiffel est en effet classée.

Cette action est largement soutenue par Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, qui a lancé en mars 2011 une pétition pour son démontage. Attaquée par le couple Halter, instigateur de l’œuvre, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’ancienne garde des Sceaux à une amende pour diffamation. Marek Halter réagit à nouveau à la décision du Comité de faire appel. Il s'indigne des actes de vandalisme dont fait l'objet le monument : « Ne pas savoir protéger un monument qui ne fait qu'égrener le mot paix en dit long sur l'état de notre République », déclare-t-il dans un communiqué.

Inspiré du mur des Lamentations de Jérusalem, le Mur pour la Paix comporte douze panneaux de verre où court le mot « paix » en trente-deux langues différentes. Il a été inauguré en mars 2000 et ne devait initialement rester que trois mois sur le Champ de Mars, mais son maintien a été autorisé à plusieurs reprises. Selon les époux Halter, une dernière autorisation reçue en 2010 permettrait à l’œuvre de rester encore trois ans dans la perspective de la Tour Eiffel.

Légende photo

Le mur pour la Paix - 2011 - © Photo Ludosane

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